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kq2.kq2.insurancejournal.L'Iran a intensifié ses attaques contre des pétroliers dans et autour du détroit d'Ormuz. Ces frappes menacent la reprise des exportations de pétrole du golfe Persique, qui avaient atteint des niveaux proches de ceux d'avant-guerre plus tôt ce mois-ci. Des sources de l'industrie maritime indiquent que le flux de cargaisons pourrait ralentir. Bloomberg a toutefois rapporté que les chargements dans plusieurs des plus grands producteurs de la région ne montraient aucun changement clair, et un armateur a déclaré que les mouvements à travers Ormuz ne semblaient pas entravés.insurancejournal+1
CNN a comptabilisé plus d'une douzaine de frappes sur des navires depuis fin septembre. Le dimanche 11 octobre, six navires commerciaux ont été touchés dans et autour du détroit. Des experts du secteur maritime ont déclaré à CNN qu'il s'agissait du plus grand nombre d'incidents signalés en une seule journée depuis le début de la guerre. L'UK Maritime Trade Operations a indiqué que quatre pétroliers ont été touchés par des projectiles inconnus lors d'incidents distincts ce jour-là, soit environ le double de la moyenne quotidienne de la semaine précédente.kq2+1
Un drone a frappé le pétrolier MT Petro Dolphin, et deux de ses 11 membres d'équipage indiens sont portés disparus. Le ministre indien de la Marine marchande, Sarbananda Sonowal, a confirmé qu'une opération de recherche et de sauvetage est en cours. Le 10 octobre, la Garde nationale des Émirats arabes unis a secouru 22 marins indiens après qu'un pétrolier a pris feu au large de Ras el Khaïmah. La marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran a déclaré qu'un superpétrolier a explosé après avoir heurté une mine alors qu'il quittait le détroit par une route non autorisée par Téhéran.nationalsecurityjournal+1
Le chef du CGRI, Ahmed Vahidi, a écrit sur X : "Le détroit d'Ormuz est la ligne rouge stratégique de l'Iran". The Week a rapporté que le CGRI prétend frapper cinq à six navires par nuit, dont beaucoup sont des pétroliers sortants naviguant avec leurs transpondeurs éteints.kq2+1
Les analystes estiment que l'Iran tente de reprendre l'avantage après que le blocus naval américain a réduit à zéro ses propres chargements de brut en septembre. Les producteurs du Golfe avaient contourné l'emprise de l'Iran en utilisant des navettes pétrolières. Celles-ci transportent le brut via un corridor sud près d'Oman et le transfèrent, de navire à navire, sur des superpétroliers dans le golfe d'Oman. Les frappes iraniennes ont depuis atteint des zones de mouillage au large d'Oman, notamment Sohar.theweek+1
Les données de Kpler ont montré que les flux à travers le détroit s'élevaient en moyenne à environ 13,1 millions de barils par jour fin septembre. C'était juste en dessous du niveau d'avant-guerre de 17,1 millions. Selon les données de suivi de Bloomberg, plus d'une douzaine de superpétroliers ont depuis fait demi-tour ou changé de cap près de Fujairah. Les données de Vortexa citées par Argus ont montré des flux de produits raffinés de 1,33 million de barils par jour du 1er au 12 octobre, contre environ 2 millions en septembre.kq2+2
Le brut Brent a dépassé les 106 dollars le baril lundi avant de se replier mardi. Le président Donald Trump a déclaré qu'il ne frapperait pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. La diplomatie est au point mort : dimanche, le chef de la sécurité iranien a déclaré que la dernière réponse américaine ne répondait pas aux sept conditions de Téhéran pour la réouverture de la voie navigable.insurancejournal+2
Le négociateur en chef de l'Iran, Mohammed Bagher Ghalibaf, a déclaré fin septembre : "Dans une région où nous ne pouvons pas vendre de pétrole, personne d'autre ne pourra en vendre non plus".kq2