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politico.eu.chronicle.lu+1.politico.eu+1.Un différend sur la qualification du Canada en tant que "membre associé" de l'Union européenne creuse le fossé entre le chancelier allemand Friedrich Merz et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Quatre diplomates ont fait part de ce désaccord à Politico. Les responsables à Berlin perçoivent la volonté de von der Leyen d'attribuer ce label au Canada comme un camouflet à la proposition antérieure de Merz d'offrir le même statut à l'Ukraine.politico.eu Aucune des deux parties ne recule. L'Allemagne a réitéré son opposition lors d'une réunion des ambassadeurs de l'UE le mercredi 4 novembre, et une personne proche de von der Leyen a indiqué qu'elle n'avait pas l'intention d'abandonner le terme, a rapporté Politico.politico.eu ## Un label supprimé, puis répété Le désaccord a atteint son paroxysme lors du sommet Canada-UE à Montréal qui a débuté le 29 octobre. Avant le sommet, le Canada et l'UE avaient convenu dans une déclaration commune de poursuivre une "association toujours plus étroite" mais avaient omis la notion de membre associé. Selon Reuters, relayé par Chronicle.lu, l'Allemagne a mené un groupe de pays s'opposant à un concept sans statut juridique qui n'avait pas été élaboré. Von der Leyen a tout de même utilisé l'expression. "Le Canada ne peut pas devenir un membre à part entière de l'UE en raison de sa géographie", a-t-elle déclaré, décrivant l'idée comme une "association sans adhésion", a rapporté l'Associated Press. Le Premier ministre Mark Carney a également adopté le terme, après avoir déclaré plus tôt que le "nom du partenariat n'a pas d'importance", a rapporté CBC News.cbc.ca+2 ## Pourquoi Berlin s'y oppose Le problème pour Berlin réside dans la définition. Deux diplomates de l'UE ont déclaré à Politico que la version de von der Leyen décrit un statut pour des pays qui ne pourront jamais rejoindre l'UE, ce qui l'exclut pour l'Ukraine. "L'Allemagne avait des plans différents pour l'adhésion associée, et elle les a toujours", a déclaré un diplomate.politico.eu En mai, Merz a écrit aux dirigeants de l'UE pour proposer que l'Ukraine devienne membre associé en tant qu'étape intermédiaire vers une adhésion complète. Selon son plan, l'Ukraine participerait aux institutions de l'UE sans droit de vote et bénéficierait d'un engagement politique au titre de la clause d'assistance mutuelle du bloc, a rapporté Euronews. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié la proposition d'"injuste", a rapporté Reuters.euronews.com+1 ## Une fracture plus large sur la gouvernance Les deux parties affirment vouloir la même chose sur le fond. "Nous nous sommes tous deux engagés à former un partenariat unique que nous n'avons avec aucun autre pays en dehors de l'Union européenne", a déclaré un diplomate allemand à Politico. La porte-parole de la Commission, Paula Pinho, a déclaré que Bruxelles se concentrait sur la "consolidation des fondations" établies lors du sommet.politico.eu Pourtant, la bataille autour de ce label s'ajoute à d'autres différends. Berlin a déclaré qu'il n'approuverait pas le budget à long terme proposé par la Commission, d'environ 2 000 milliards d'euros, à moins qu'il ne soit réduit de "centaines de milliards". L'idée de von der Leyen d'un Conseil de sécurité européen a également reçu peu de soutien en Allemagne. Jan Techau, d'Eurasia Group, a déclaré que von der Leyen avait adopté "une approche fortement intégrationniste" tandis que Merz considère les gouvernements nationaux comme la force principale derrière la politique de l'UE. Il a qualifié la tension sous-jacente d'"irrésolvable".