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marketscreener.oilprice.reuters.Les coûts des pétroliers creusent désormais l'écart entre des prix du pétrole qui évoluent normalement de concert. Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. estime que le taux de fret mondial moyen pour le brut a grimpé à 30 dollars par baril, contre 4 dollars il y a un an, et que les tarifs sur les routes du Moyen-Orient ont atteint 35 dollars. Le pétrole du Moyen-Orient continue d'atteindre les acheteurs malgré les attaques répétées contre les pétroliers. Mais les coûts d'expédition et d'assurance sont si élevés que le prix payé par les raffineurs dépend désormais fortement du lieu de chargement. Le brut lourd s'accumule sans trouver preneur dans les Amériques, tandis que les acheteurs en Asie et en Europe manquent d'approvisionnement.marketscreener+1
"Nous pensons que les transferts de navire à navire sont le principal moteur de la hausse des taux de fret", ont écrit les analystes de Goldman. Ils ont précisé que les détournements liés aux attaques en mer Rouge et le blocage de la flotte de pétroliers iraniens accentuent également la pression. Les superpétroliers peuvent attendre des semaines dans le golfe d'Oman pour charger le brut acheminé via le détroit d'Ormuz. Cela laisse moins de navires pour les autres routes. Les tarifs des superpétroliers du Golfe vers l'Asie de l'Est ont augmenté d'environ 40% au cours de la seule première semaine d'octobre, selon les données de Bloomberg citées par OilPrice.com.oilprice+1
Les écarts de prix sont importants. Goldman affirme que le brut Murban, chargé à Fujairah en dehors du détroit, se vend désormais avec une prime de 43 dollars par baril par rapport au brut Basrah chargé à l'intérieur du Golfe. En février, l'écart était de 2 dollars. Le Brent daté, une référence pour les cargaisons physiques, se négocie 40 dollars au-dessus du West Texas Intermediate comparable et 24 dollars au-dessus du brut Dubai.marketscreener
Reuters a rapporté lundi que le brut lourd s'accumule en Amérique du Nord et du Sud. Les coûts de fret élevés bloquent les exportations et les raffineurs américains fonctionnent déjà près de leurs limites. "Tout est une question de fret", a déclaré Scott Shelton, spécialiste de l'énergie chez TP ICAP. L'analyste de Signal Maritime, Georgios Sakellariou, a estimé qu'un superpétrolier de la côte américaine du Golfe vers l'Europe coûtait environ 24,50 dollars par baril la semaine dernière, contre environ 4 dollars avant le début de la guerre en Iran fin février. L'expédition des Amériques vers l'Asie coûtait environ 40 dollars par baril.marketscreener+1
L'offre dans les Amériques augmente également. Les exportations vénézuéliennes ont bondi, la production canadienne est à un niveau record et Washington a libéré plus de 130 millions de barils de sa réserve d'urgence. Argus Media a indiqué que les qualités lourdes canadiennes, colombiennes et équatoriennes ont chacune chuté de plus de 10 dollars par baril pour atteindre des plus bas de six semaines.marketscreener
Les bruts de Guyane se sont également affaiblis. Platts a évalué le Payara Gold avec une décote de 16,05 dollars par baril par rapport au Brent daté, une baisse de 6,55 dollars en une journée et le niveau le plus faible depuis le début de ses évaluations en décembre 2023. Cette chute fait suite à une offre de cargaison pour chargement en novembre par ExxonMobil Exxon Mobil Corporation . Platts a indiqué que le fret Suezmax de la Guyane vers l'Europe du Nord-Ouest a atteint w855 le 9 octobre, le niveau le plus élevé jamais enregistré. Un trader a décrit le marché comme désordonné, et un autre a exprimé le souhait de disposer d'un superpétrolier.indexbox