Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

marketscreenernationthailand+1nationthailand+1Le yen japonais est repassé vendredi sous le seuil très surveillé des 160 pour un dollar, effaçant plus de la moitié des gains de l'intervention record du mois dernier, alors même que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, s'efforçait de rassurer les marchés en affirmant que le repli de la devise restait ordonné.
Dans un entretien accordé à Reuters dimanche, avant la réunion des ministres des Finances du G20 à Asheville, en Caroline du Nord, M. Bessent a déclaré que les récents mouvements du yen étaient « assez bien maîtrisés » et ne constituaient pas le type d'instabilité désordonnée qui avait motivé une rare intervention conjointe des États-Unis et du Japon le 31 juillet.marketscreener
Le ministère japonais des Finances a révélé vendredi avoir dépensé la somme record de 15 400 milliards de yens (96 milliards de dollars) en opérations de change entre le 30 juillet et le 26 août, soit la plus importante intervention mensuelle jamais enregistrée. Cette campagne, qui comprenait la première opération conjointe d'achat de yens par les États-Unis et le Japon depuis 1998, avait initialement permis à la monnaie de remonter de son plus bas niveau en près de 40 ans (environ 164 pour un dollar) à 155,20 début août. Cependant, le yen a depuis régulièrement faibli, oscillant autour de 159,50 avant de franchir la barre des 160 vendredi, après que les déclarations du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, ont ravivé les attentes d'une hausse imminente des taux américains.nationthailand+2
M. Bessent a confié à Reuters qu'il s'attendait à ce que le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, prenne « les bonnes décisions » en matière de politique monétaire, ajoutant que le Japon était probablement arrivé à « la fin des Abenomics ». Les marchés évaluent actuellement à 65 % la probabilité d'une hausse des taux de la BOJ lors de sa réunion de septembre.marketscreener+1
L'intervention a également suscité des frictions avec l'Europe. Le Trésor américain a vendu des euros de son Fonds de stabilisation des changes pour acheter des yens lors de l'opération du 31 juillet, une initiative qui a pris de court la Banque centrale européenne, selon le Financial Times London Stock Exchange Group plc. Certains responsables de la BCE ont vu dans la décision de Washington d'utiliser des euros plutôt que des dollars une violation de conventions de longue date. Cet épisode soulève des questions sur la souveraineté européenne face à sa propre monnaie, au moment même où M. Bessent cherche à obtenir la coopération des partenaires du G20 sur les déséquilibres commerciaux et la croissance.reuters+2
La réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20, présidée par M. Bessent, débute lundi et se poursuivra jusqu'au 1er septembre. Dans une lettre publiée sur son compte X le 28 août en réponse à une demande d'explications de la sénatrice Elizabeth Warren, M. Bessent a défendu l'intervention, écrivant que « la crise la mieux gérée est celle qui n'arrive jamais ». Il a averti que des mouvements désordonnés du yen pourraient déclencher des « débouclages forcés » de positions à effet de levier, déstabilisant les marchés mondiaux et augmentant les coûts d'emprunt pour les États-Unis.theedgemalaysia+2
Le seuil des 160 yens pour un dollar est largement considéré comme le déclencheur d'une nouvelle intervention japonaise, plantant un décor tendu pour les discussions d'Asheville.nationthailand