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globaltimes+1simoninstitute+1globaltimes+1Vingt-neuf pays ont signé un accord jeudi à Shanghai pour établir l'Organisation mondiale de coopération en intelligence artificielle (WAICO), un organisme intergouvernemental qui représente l'effort le plus ambitieux de Pékin à ce jour pour façonner la gouvernance mondiale de l'IA et contester les cadres dirigés par l'Occident pour réglementer la technologie.
La cérémonie de signature a eu lieu avant la Conférence mondiale sur l'IA 2026 et la réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l'IA, prévues du 17 au 20 juillet à Shanghai. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a été une figure centrale dans la promotion de l'organisation, que la Chine a proposée pour la première fois en juillet 2025 lorsque le Premier ministre Li Qiang a annoncé l'initiative lors de la Conférence mondiale sur l'IA.reuters+2
Le WAICO est conçu autour de trois objectifs opérationnels : approfondir la coopération en matière d'innovation grâce à une "plateforme de mise en relation offre-demande" reliant les pays dotés de capacités en IA à ceux qui en ont besoin ; promouvoir un développement inclusif pour combler ce que Pékin appelle le "fossé de l'intelligence" ; et renforcer la gouvernance collaborative en alignant les stratégies de développement et les normes techniques.chinadiplomacy
L'adhésion à l'organisation est ouverte à tout État souverain, sans test de valeurs ou de type de régime pour entrer, une caractéristique qui la distingue des initiatives dirigées par l'Occident telles que le processus d'IA d'Hiroshima du G7 ou le réseau d'instituts de sécurité de l'IA soutenu par les États-Unis. La Chine a présenté les pays du Sud global comme les principaux bénéficiaires de l'accord.simoninstitute+1
La création du WAICO intervient dans un contexte de fractures croissantes dans la gouvernance internationale de l'IA. Lors d'un récent sommet du G7, le président français Emmanuel Macron a critiqué les restrictions américaines sur les exportations de technologies d'IA, les qualifiant de "très nationalistes". Pendant ce temps, les États-Unis ont pris des mesures pour renforcer les contrôles à l'exportation sur les puces et les modèles d'IA avancés.giggleacademy
L'approche de la Chine traite la gouvernance de l'IA principalement comme une question de développement plutôt que de sécurité ou d'alignement des valeurs. L'organisation aura son siège à Shanghai, la même ville qui accueille la Conférence mondiale annuelle sur l'IA en Chine.simoninstitute+1
Wang Yi a présenté l'initiative comme l'une des neuf priorités de réforme de la gouvernance mondiale lors d'un discours en mai 2026 à New York, déclarant aux diplomates réunis que la Chine "accueille toutes les parties pour se joindre à la promotion de l'IA pour le bien". Un livre blanc de juin 2026 du Conseil d'État chinois a détaillé davantage le cadre organisationnel.china-mission+2
Le Simon Institute for Longterm Governance a noté que le WAICO représente un départ par rapport aux organismes technologiques multilatéraux existants, combinant une adhésion ouverte avec un programme construit explicitement autour du développement plutôt que de l'harmonisation réglementaire. La question de savoir si l'organisme peut attirer la participation au-delà de ses signataires initiaux — en particulier des grandes économies occidentales — reste ouverte alors que la Conférence mondiale sur l'IA s'ouvre cette semaine à Shanghai.simoninstitute