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nytimesnature+1skyatnightmagazineUne vague de nouvelles recherches converge vers une réponse à l'une des énigmes les plus fascinantes du télescope spatial James Webb : la nature des mystérieux "petits points rouges" disséminés dans l'univers primitif. De multiples études publiées cette année désignent désormais ces objets compacts aux teintes rouges comme de jeunes trous noirs supermassifs enveloppés dans d'épais cocons de gaz, offrant un aperçu de la manière dont les objets les plus massifs de l'univers ont pris forme.
Les petits points rouges, ainsi nommés car ils apparaissent souvent comme des pixels rouges isolés sur les images du JWST, ont été identifiés pour la première fois lors des premières campagnes du télescope en 2023. Des centaines ont été catalogués depuis, tous datant du premier ou deuxième milliard d'années de l'univers après le Big Bang. Leurs signatures spectrales présentent des raies d'émission larges caractéristiques des noyaux galactiques actifs, des régions où le gaz tourbillonne autour de trous noirs supermassifs.skyatnightmagazine+2
Une étude marquante publiée dans Nature en janvier 2026 par des chercheurs du Cosmic Dawn Centre de l'Université de Copenhague a soutenu que ces points sont de jeunes trous noirs "cent fois moins massifs qu'on ne le pensait, enveloppés dans un cocon de gaz qu'ils consomment pour grandir". L'équipe a découvert que la diffusion des électrons au sein d'un gaz ionisé dense, plutôt que le mouvement orbital à grande vitesse de la matière, était responsable de l'élargissement des raies spectrales, ce qui signifie que les estimations précédentes de la masse des trous noirs étaient surestimées.nature+2
Depuis, les preuves n'ont fait que s'accumuler. En août, une équipe dirigée par Xuheng Ding et Yiyang Zhang a combiné des images NIRCam du JWST de 217 petits points rouges et a détecté une faible émission étendue autour des objets centraux, révélant des galaxies compactes en formation d'étoiles avec des masses moyennes d'environ un milliard de fois celle du Soleil. Ce même mois, des chercheurs dirigés par le MIT ont rapporté la découverte d'une "étoile à trou noir", un nuage de gaz dense alimenté par un trou noir central, qui correspondait au profil d'un petit point rouge.techno-science+2
Une étude de Nature publiée mercredi par Sunmyon Chon de l'Institut Max Planck d'astrophysique présente des simulations montrant que des trous noirs massifs peuvent émerger naturellement de flux de matière turbulents dans l'univers primitif, et que leurs émissions lumineuses ressemblent étroitement aux petits points rouges observés.nytimes
Pierluigi Rinaldi, du Space Telescope Science Institute, qui a découvert un objet de l'univers primitif appelé la galaxie Virgil, a noté que certains petits points rouges contiennent des trous noirs visibles uniquement dans les longueurs d'onde de l'infrarouge moyen : des moteurs cachés qui pourraient réguler l'évolution de leurs galaxies hôtes. La question de savoir si ces objets ont grandi par des voies exotiques telles que des "quasi-étoiles" ou par une accrétion plus conventionnelle reste ouverte.scienmag+1
"Après quatre ans, le JWST a fourni d'excellents résultats, mais il existe une partie cachée de l'Univers à laquelle nous ne pouvons accéder qu'avec des observations dans l'infrarouge moyen", a déclaré Rinaldi.skyatnightmagazine