Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

trendingtopicstrendingtopicstrendingtopicsLe renforcement d'El Niño menace de perturber les récoltes et de relancer l'inflation dans les économies émergentes. Les analystes préviennent que les pressions sur les prix alimentaires pourraient culminer au premier semestre 2027, frappant plus durement les pays d'Asie et d'Afrique.
Le Climate Prediction Center de la NOAA a confirmé dans sa mise à jour de juillet que les conditions El Niño sont présentes et vont se renforcer jusqu'à la fin de l'année, avec 97% de chances que l'épisode persiste jusqu'au début du printemps 2027. Les dernières projections de la NOAA évaluent à 81% la probabilité d'un El Niño très puissant pour la période d'octobre à décembre. La transition rapide des conditions La Niña observées plus tôt dans l'année vers une phase chaude potentiellement très forte est inhabituelle et a amplifié les inquiétudes concernant les perturbations agricoles.trendingtopics+2
Reuters a rapporté fin juillet que les marchés émergents font face à des risques inflationnistes croissants à mesure que l'épisode s'intensifie, tandis que Bloomberg a noté que l'inflation au Brésil pourrait atteindre 5,03% d'ici la fin de l'année, bien au-dessus de l'objectif de 3% de sa banque centrale, en partie à cause de la hausse des coûts alimentaires.reuters+1
Une nouvelle analyse de Generali Investments publiée jeudi estime qu'une hausse de 2°C des températures de l'océan Pacifique d'ici la fin de l'année pourrait faire grimper les prix alimentaires mondiaux d'environ 20%, avec un effet maximal attendu début 2028. L'impact sur les prix alimentaires intérieurs des marchés émergents se ferait sentir plus tôt, dans les six à huit mois suivant le pic de température, car les chocs climatiques réduisent directement la production agricole locale avant que les marchés mondiaux des matières premières ne s'ajustent.trendingtopics
L'analyse identifie la Thaïlande, l'Inde et la Chine comme particulièrement vulnérables en raison de leur proximité géographique avec le Pacifique, de leur importante production de riz et du poids élevé de l'alimentation dans leurs indices des prix à la consommation. Le Nigéria se distingue en Afrique, tandis que l'Amérique latine est relativement mieux protégée, le Mexique étant la principale exception. HSBC Global Investment Research est parvenu à des conclusions similaires, avertissant que les pressions sur les prix alimentaires pourraient devenir visibles au second semestre 2026 et se prolonger en 2027.business.hsbc+1
La convergence d'El Niño avec les coûts élevés de l'énergie et des engrais, liés aux perturbations autour du détroit d'Ormuz, crée des risques cumulés pour les décideurs des marchés émergents. Generali Investments estime que l'impact sur l'IPC global des économies émergentes les plus exposées pourrait atteindre 3 points de pourcentage avant de s'estomper, compliquant la tâche des banques centrales qui avaient commencé à assouplir prudemment leur politique monétaire. La société note toutefois que la nature temporaire d'El Niño ne modifie pas sa vision globalement positive sur les obligations des marchés émergents, bien qu'elle conseille la prudence sur les souverains vulnérables à haut rendement tels que l'Angola, le Nigéria et le Pakistan.investing+1