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cnn+1indiatodaycnn+1Un phénomène El Niño qui se renforce rapidement dans le Pacifique tropical est en passe de devenir l'événement le plus puissant observé depuis au moins 1950, les scientifiques avertissant qu'il pourrait pousser 2026 et 2027 vers des températures mondiales records, s'ajoutant à une tendance au réchauffement déjà accélérée.
La plupart des modèles informatiques indiquent désormais que l'actuel El Niño pourrait établir des records d'intensité, une convergence inhabituelle qui a donné aux prévisionnistes une confiance rare dans leurs projections. L'Organisation météorologique mondiale prévoit des températures supérieures à la moyenne dans presque toutes les régions du monde d'août à octobre. Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré la semaine dernière : "El Niño se renforce, ajoutant du carburant à une planète déjà en feu", ajoutant : "Nous sommes en territoire inconnu".cnn+1
Jusqu'à présent, 2026 n'est que la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, derrière 2024 et 2025. Mais le climatologue de Berkeley Earth, Zeke Hausfather, a déclaré que les perspectives évoluent rapidement, calculant une probabilité de 35 % que 2026 dépasse 2024 en tant qu'année la plus chaude, contre 7 % en mars. L'ancien climatologue de la NASA, James Hansen, s'attend à ce que 2026 dépasse 2024 d'ici la fin de l'année, soulignant les températures quotidiennes de la surface de la mer qui ont atteint des niveaux records la plupart des jours depuis juin. Le service climatique européen Copernicus a rapporté qu'environ 82 % de la surface des océans mondiaux a été touchée par des vagues de chaleur marine cette année.indiatoday
Jong-Seong Kug, professeur à l'Université nationale de Séoul qui modélise les événements El Niño à l'aide de données observationnelles et d'intelligence artificielle, a averti qu'un super El Niño "peut pousser un écosystème climatique déjà stressé au-delà d'un seuil critique". Il a exprimé une inquiétude particulière quant au basculement de la forêt amazonienne vers un état plus sec et dégradé, ce qui pourrait inverser le rôle de la forêt en tant que puits de carbone et amplifier le réchauffement climatique bien après la fin de l'événement El Niño.livescience
Le scientifique de Climate Central, Zachary Labe, a noté que si les événements El Niño libèrent toujours la chaleur stockée dans les océans, les gaz à effet de serre ont piégé beaucoup plus de chaleur dans les mers que lors des cycles passés, ce qui signifie qu'il y a maintenant plus d'énergie à libérer. Pourtant, il a averti que le moteur sous-jacent de la chaleur record reste le changement climatique d'origine humaine, qualifiant la contribution d'El Niño de "seulement un dixième à deux dixièmes de degré en plus de cette tendance à long terme".indiatoday
Jeffrey Shaman, expert en climat et santé publique à l'Université Columbia, a déclaré que cet avertissement précoce devrait permettre aux villes de se préparer à la chaleur extrême, aux agriculteurs d'ajuster leurs choix de cultures et aux organisations humanitaires de positionner des fournitures dans les zones sujettes à la sécheresse. "Compte tenu des prévisions et du degré élevé de certitude, c'est vraiment le moment de se préparer", a-t-il déclaré. Kug a offert une vision à long terme plus sombre : interrogé sur la probabilité de réductions des émissions compte tenu des trajectoires actuelles, il a répondu : "Je ne pense pas. C'est très difficile", suggérant que des techniques d'ingénierie climatique telles que l'injection d'aérosols stratosphériques pourraient finir par devenir des choix inévitables.livescience+1