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reuters+1abcnews+1abcnews+1Près de 25 000 enfants pris dans des conflits armés ont subi un nombre record de violations graves en 2025 et, pour la première fois en trois décennies de surveillance par les Nations Unies, les forces gouvernementales — et non les groupes armés — ont été responsables de la majorité des abus, selon le rapport annuel du Secrétaire général publié cette semaine.abcnews+1
Le rapport a vérifié 38 558 violations dans les zones de conflit à travers le monde, un chiffre qui a augmenté pour la quatrième année consécutive. Ces violations — notamment les meurtres, les viols, le recrutement pour combattre, les enlèvements, les attaques contre les écoles et les hôpitaux, et le refus d'accès humanitaire — ont touché 24 174 enfants, dont un tiers de filles.news.un+1
En tête de la liste noire figurent l'armée israélienne et ses forces de sécurité, avec 12 445 violations vérifiées, suivies par la République démocratique du Congo avec 4 114, et le Myanmar, la Somalie et des groupes armés au Nigeria, chacun dépassant les 2 000. Les forces gouvernementales du Soudan, du Soudan du Sud, de la Syrie et les forces armées russes en Ukraine sont également répertoriées.abcnews
Les forces gouvernementales ont été identifiées comme "les principaux auteurs" de 6 266 meurtres d'enfants — une augmentation de 34 % par rapport à l'année précédente — ainsi que de 7 958 blessures. L'ONU a vérifié le meurtre de 2 668 enfants palestiniens par les forces israéliennes à Gaza et de 55 en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, avec des rapports faisant état de 4 588 décès d'enfants supplémentaires à Gaza encore en cours de vérification.news.un+1
Le Secrétaire général Antonio Guterres s'est dit "consterné par l'ampleur des violations graves" et a exhorté Israël à signer un plan avec l'ONU pour mettre fin au meurtre et à la mutilation d'enfants.abcnews
Le rapport a déclenché une confrontation diplomatique au siège de l'ONU vendredi. Lors d'une audience publique marquant la Journée internationale pour l'élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, l'ambassadeur israélien Danny Danon a exigé la démission de Pramila Patten, représentante spéciale de l'ONU sur la violence sexuelle en temps de conflit, l'accusant de parti pris après que son bureau a ajouté Israël à une liste noire pour la première fois.reuters+1
Lorsque Vanessa Frazier, représentante spéciale de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, est intervenue pour exiger que Danon cesse de faire des "attaques personnelles", l'échange a dégénéré en une dispute à coups de cris. "Vous allez vous taire… vous et votre rapport honteux", a déclaré Danon à Frazier.jpost+1
L'UNICEF a averti séparément qu'aucun hôpital dans la bande de Gaza n'est pleinement opérationnel et que l'eau reste "une incertitude quotidienne" pour 1,1 million d'enfants. L'agence a rapporté que le recrutement et l'utilisation d'enfants dans les conflits ont atteint 6 607 cas dans le monde, avec les chiffres les plus élevés au Congo, au Nigeria, en Haïti, en Somalie et en Colombie, tandis que 5 129 enfants ont été enlevés et 1 783 ont été victimes de viol et de violence sexuelle.un+3
"Protéger les enfants n'est pas une aspiration mais une obligation", a déclaré Frazier, "et les décisions prises aujourd'hui façonneront l'avenir qu'ils pourront ou non vivre pour revendiquer".abcnews