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edition.cnnarmscontrol+1krdo+1L'administration Trump a provisoirement accepté de permettre à l'Arabie saoudite d'enrichir de l'uranium sans exiger du royaume qu'il adopte les garanties internationales conçues pour empêcher le développement d'armes nucléaires, selon un rapport de CNN publié vendredi, basé sur des sources et des documents consultés par le média.krdo+1
Le projet d'accord nucléaire, qui définit le soutien américain au programme nucléaire civil de Riyad, attend la signature du président Donald Trump depuis la fin des négociations en octobre 2025. Malgré les mois écoulés, l'accord n'a pas été envoyé au Congrès pour la période d'examen légal de 90 jours, ont indiqué quatre sources à CNN.krdo
L'accord: un accord dit « 123 » en vertu de la loi sur l'énergie atomique, servirait de cadre juridique pour que les entreprises américaines ou le gouvernement transfèrent des matières et des technologies nucléaires vers le programme nucléaire civil de l'Arabie saoudite. Mais il n'exige pas que le royaume adopte le protocole additionnel de l'AIEA, un accord standard de garanties renforcées qui donne aux inspecteurs un accès plus large pour vérifier l'utilisation pacifique du nucléaire, selon une dérogation soumise au Congrès fin 2025 et une lettre du département d'État adressée aux parlementaires en mai 2026.armscontrol+1
Au lieu de cela, l'arrangement de garanties serait un accord bilatéral entre les États-Unis et l'Arabie saoudite qui, « avec la participation » de l'AIEA, appliquerait des « garanties et mesures de vérification supplémentaires aux domaines les plus sensibles à la prolifération » de la coopération, notamment l'enrichissement, la conversion, la fabrication de combustible et le retraitement.krdo+1
Les experts en contrôle des armements ont tiré la sonnette d'alarme. Kelsey Davenport, de l'Arms Control Association, a écrit que la formulation de l'accord « semble très susceptible » d'offrir à l'Arabie saoudite « une voie vers une forme d'enrichissement de l'uranium ou un accès aux connaissances en matière d'enrichissement ».ynetnews+1
L'avenir de l'accord dépend de la date et de la décision de la Maison-Blanche de le transmettre au Congrès. Reuters a rapporté pour la première fois en février 2026 que l'administration avait informé les parlementaires qu'elle poursuivait l'accord sans les garde-fous standard de non-prolifération. Lors de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à Washington en novembre 2025, la Maison-Blanche avait annoncé la fin des négociations, décrivant le cadre comme « le fondement juridique d'un partenariat dans l'énergie nucléaire de plusieurs milliards de dollars sur plusieurs décennies ».ans+2
Une fois soumis, le Congrès dispose de 90 jours pour examiner l'accord. À moins que les deux chambres ne votent des résolutions de désapprobation, l'accord entre en vigueur. Les parlementaires démocrates ont déjà exhorté l'administration à insister sur des protections de type « standard d'or » qui interdiraient l'enrichissement et le retraitement.responsiblestatecraft+2
Les détracteurs de l'accord préviennent que permettre à l'Arabie saoudite de disposer de capacités d'enrichissement, tout en faisant pression sur l'Iran pour qu'il abandonne son programme nucléaire, envoie un message contradictoire et risque de déclencher une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient.ynetnews+1