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malaymail+1malaymailmalaymail+1Plus de la moitié des sols du monde font l'objet d'une gestion mauvaise ou très mauvaise, menaçant les approvisionnements alimentaires mondiaux, la biodiversité et la capacité de la planète à lutter contre le changement climatique, selon un rapport majeur publié jeudi par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.
La deuxième évaluation globale des sols de la FAO, la première depuis un rapport pionnier en 2015, révèle que 52,5 % des régions et sous-régions affichent une gestion des sols mauvaise ou très mauvaise, tandis que 14 % seulement sont jugées bonnes ou très bonnes. La gestion des sols ne s'est améliorée que dans 10 % des zones évaluées et s'est détériorée dans 58 % d'entre elles, a précisé l'agence.malaymail
« À l'échelle mondiale, nous devons passer d'une logique d'exploitation des sols à une logique de gestion responsable », a averti la FAO.malaymail
Le rapport a été publié alors que des délégués et des scientifiques du monde entier se réunissent à Oulan-Bator, en Mongolie, pour le sommet de la COP17 sur la désertification, qui se tient du 17 au 28 août sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l'espoir ». Depuis la première évaluation des sols par la FAO en 2015, la population mondiale s'est accrue de 800 millions d'habitants et environ 80 millions d'hectares de terres supplémentaires, soit une superficie équivalente à celle de la France et de l'Allemagne réunies, ont été convertis pour la grande agriculture.unccd+2
Les sols soutiennent 95 % de la production alimentaire mondiale, abritent 59 % de la biodiversité globale et constituent le deuxième puit de carbone de la planète après les océans, rappellent les auteurs du rapport. L'érosion reste la menace la plus grave, les sols étant emportés par l'eau ou le vent en raison de pratiques non durables. Parmi les autres menaces figurent la perte de carbone organique du sol, la mauvaise gestion des nutriments, le déclin de la biodiversité, la salinisation, la pollution et l'étalement urbain.malaymail+1
La FAO a souligné que la plupart des techniques de protection et de restauration des sols, notamment le travail réduit du sol, les cultures de couverture, l'agroforesterie et une meilleure gestion des engrais, étaient bien connues avant 2015 mais restent insuffisamment adoptées. L'agence attribue cet écart non pas à un manque de connaissances, mais à un accès limité aux ressources et aux coûts initiaux élevés pour les agriculteurs, et appelle à des incitations financières accrues, des données plus localisées et l'intégration des savoirs autochtones.malaymail
Le rapport intervient à un moment critique pour les négociations internationales. La COP16, tenue à Riyad en 2024, n'avait pas réussi à adopter un accord contraignant sur la sécheresse. Les délégués à Oulan-Bator espèrent conclure un accord mondial avant la fin du sommet jeudi. Le changement climatique menace d'aggraver la plupart des problèmes liés au sol, tandis que les sols dégradés contribuent eux-mêmes au réchauffement climatique, créant ainsi, selon la FAO, un cercle vicieux qu'une meilleure gestion des sols pourrait aider à briser.indico.un+2