Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

cbc+1.cbc.kiro7.Le premier ministre Mark Carney a désigné jeudi un projet d'oléoduc vers la côte Ouest, désormais baptisé Pacific Link, comme le tout premier projet d'intérêt national en vertu de la Loi sur la construction du Canada. S'exprimant à Fort McMurray, en Alberta, aux côtés de la première ministre de la province Danielle Smith, il a déclaré que cette désignation permettrait d'accélérer le processus d'approbation fédérale.cbc+1
L'oléoduc transporterait environ 1 million de barils de pétrole brut par jour sur quelque 1 250 kilomètres, de Bruderheim, en Alberta, jusqu'à un port en eau profonde près de Delta, en Colombie-Britannique. Ottawa souhaite finaliser les conditions du projet d'ici le 1er septembre 2027 et mettre la ligne en service d'ici 2032 ou 2033. L'Alberta estime le coût du projet entre 35,2 et 43,7 milliards de dollars canadiens.boereport+3
« Aujourd'hui, 90 % du pétrole de l'Alberta est exporté vers les États-Unis », a souligné M. Carney. « Pacific Link réduira considérablement cette dépendance en permettant au Canada d'exporter 1 million de barils supplémentaires par jour vers les marchés en pleine croissance d'Asie ».kiro7
L'inscription du projet à l'annexe 1 de la loi signifie que la question du gouvernement fédéral ne porte plus sur l'opportunité de construire l'oléoduc, mais sur la manière de le faire. Les approbations et les évaluations environnementales sont regroupées en un seul examen. Le document de conditions qui en découlera remplacera les permis distincts requis par plusieurs lois, notamment la Loi sur les pêches et la Loi sur les espèces en péril. M. Carney a rappelé que les promoteurs devaient auparavant attendre des années « et dépenser potentiellement des milliards de dollars » avant de connaître la position d'Ottawa. « Désormais, le gouvernement fédéral clarifie sa position au début du processus, plutôt qu'à la fin ».ipolitics+1
Le gouvernement affirme que le projet permettrait de créer 140 000 emplois, d'ajouter plus de 20 milliards de dollars canadiens par an au PIB et de générer 100 milliards de dollars de recettes publiques d'ici 2060. Cette désignation ne constitue toutefois pas une approbation finale. Les aspects techniques, les coûts et les conditions environnementales doivent encore être réglés, et un appel d'offres (« open season ») pour l'attribution des capacités de transport est prévu au printemps prochain.boereport+1
L'Alberta et la société d'État fédérale Trans Mountain détiendraient chacune 45 % des parts. Pembina Pipeline en posséderait 10 % durant la phase de construction, avec une option d'achat pour 10 % supplémentaires une fois le pétrole en circulation. Une participation d'au moins 10 % sera proposée aux communautés autochtones. Pembina a précisé qu'elle conservait l'entière discrétion quant à sa décision finale d'investissement. Aucune entreprise privée n'a proposé de financer entièrement le projet.bnnbloomberg+3
Le gouvernement a reconnu que la plupart des communautés autochtones consultées n'étaient pas prêtes à appuyer l'inscription sur la base des informations disponibles. Les groupes environnementaux ont également exprimé leur opposition. L'organisme Environmental Defence a qualifié le projet de « gaspillage irresponsable de l'argent des Canadiens ».kitchener.citynews+1
Cette annonce intervient moins de trois semaines avant que les Albertains ne votent, le 19 octobre, sur la tenue d'un référendum sur la souveraineté de la province. Mme Smith a indiqué qu'elle voterait pour le maintien au sein du Canada. Qualifiant le taux d'appui à la séparation d'environ 22 % dans un récent sondage de « toujours trop élevé à mon goût », elle a affirmé que l'oléoduc démontrait que « le fédéralisme coopératif peut fonctionner concrètement ». Ian Brodie, politologue à l'Université de Calgary, estime pour sa part que cette initiative pourrait plutôt favoriser les souverainistes en mettant en évidence la dépendance de l'Alberta envers Ottawa. « Nous ne contrôlons pas notre destin », a-t-il déclaré.nanaimonewsnow+2