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devdiscoursekcra+1straitstimes+2Au Népal, les équipes de secours évacuent par hélicoptère les survivants des vallées dévastées par une crue soudaine et catastrophique, provoquée par l'effondrement d'un glacier à la frontière sino-népalaise. Alors que le bilan dépasse désormais les 500 morts, le gouvernement a lancé vendredi un appel à l'aide financière internationale tout en déclinant les offres d'envoi d'équipes de secours étrangères.
La catastrophe s'est produite le mercredi 26 août, lorsque la partie inférieure d'un glacier s'est détachée près de la frontière entre le Népal et le Tibet, projetant un mur de glace, de boue et de roches dans les cours d'eau et déclenchant des vagues de crue qui ont rasé des habitations et emporté des ponts. L'autorité népalaise de gestion des catastrophes a indiqué que le bilan s'élevait à 538 morts vendredi, tandis que plus de 3 700 personnes ont été secourues. L'armée népalaise a déclaré avoir extrait environ 350 personnes d'un tunnel hydroélectrique inondé sur le site du projet Upper Trishuli-3A, où plus de 100 ouvriers et riverains étaient pris au piège.earthsky+3
Plus de 1 500 personnes sont toujours portées disparues au Népal et en Chine, dont 517 ressortissants étrangers originaires de plus de 30 pays. Parmi les disparus figurent notamment 178 Indiens, 65 Américains et 51 Malaisiens, selon la police népalaise.straitstimes
Le gouvernement népalais a décliné les offres de l'Inde, de la Chine, des États-Unis, de la Grande-Bretagne, du Japon et de la Corée du Sud visant à déployer des équipes de recherche et de sauvetage, affirmant que ses propres forces de sécurité étaient en mesure de gérer la situation. Cette décision a été prise sur recommandation de l'armée et de la police népalaises, qui ont tiré les leçons des difficultés de coordination rencontrées lors du séisme de 2015, où la présence simultanée de multiples équipes étrangères avait compliqué la gestion des secours.straitstimes
Le Népal a plutôt sollicité des contributions financières via un « guichet unique » géré par le Fonds de secours du Premier ministre. Les États-Unis ont annoncé une aide initiale de 500 000 dollars et dépêché un conseiller en réponse aux catastrophes, tandis que la Banque asiatique de développement a proposé un don de 2 millions de dollars. L'Inde a envoyé plus de 47,5 tonnes de matériel de secours. De son côté, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé un appel d'urgence de 25 millions de francs suisses.reuters+3
Les autorités surveillent désormais de près deux lacs qui se sont formés en amont après que l'effondrement du glacier a obstrué le réseau hydrographique. L'un de ces lacs a commencé à déborder vendredi, tandis que les images satellites montrent qu'un second lac, plus vaste, continue de grossir sans exutoire visible, ce qui laisse craindre une accumulation continue de la pression de l'eau. L'autorité népalaise de gestion des catastrophes a prévenu que le risque d'inondation persisterait tant que ces deux lacs ne se seraient pas entièrement vidés. Le gouvernement prévoit d'installer des caméras et des capteurs en aval, près de la ville frontalière de Timure, et étudie les possibilités de déploiement d'hélicoptères.devdiscourse