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bloombergbillboardmusicbusinessworldwideL'industrie musicale monte une résistance sur plusieurs fronts contre l'utilisation non autorisée de chansons pour entraîner l'intelligence artificielle, les majors poussant à une refonte des règles d'éligibilité des classements tandis que les distributeurs indépendants arment les artistes d'outils techniques pour protéger leurs œuvres.
Une coalition d'une douzaine de maisons de disques, dont Universal Music Group , Sony Music et Warner Music Group , a proposé la semaine dernière des directives exigeant que les titres générés par IA respectent des conditions strictes avant de pouvoir figurer dans les classements mondiaux. Les critères stipulent que les chansons doivent utiliser des outils d'IA "dûment autorisés et légaux", être "substantiellement créées par des humains" et ne pas soulever de préoccupations concernant la fraude au streaming ou la manipulation des classements.hollywoodreporter+2
La Fédération internationale de l'industrie phonographique a adopté ces principes en une journée, les appliquant aux classements qu'elle gère au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est, en Afrique du Sud et en Amérique latine. D'autres labels soutiennent cette proposition, notamment Believe, BMG, Concord, HYBE Corp. et plusieurs indépendants.variety+1
"Des titres créés à l'aide de systèmes d'IA générative sont apparus sur les services de streaming, mais beaucoup ont été développés avec des outils entraînés sur la musique des artistes sans autorisation", ont déclaré les entreprises dans un communiqué commun.hollywoodreporter
Parallèlement, Bloomberg a rapporté jeudi que les musiciens se rebellent de plus en plus contre les labels et les entreprises technologiques qui se sont associés pour licencier des catalogues à des fins de développement d'IA sans le consentement des artistes. Bien que les labels possèdent des millions d'enregistrements et puissent les licencier, les entreprises d'IA ne peuvent pas manipuler les titres sans l'accord des artistes qui les ont enregistrés.bloomberg
Le même jour, la société de distribution Symphonic a annoncé un partenariat avec ArtyShield pour offrir aux artistes des outils de protection préventive. La pièce maîtresse est MusicShield, qui intègre un bruit imperceptible dans les enregistrements, dégradant la sortie des modèles d'IA entraînés sur les fichiers protégés, un équivalent audio aux outils d'art visuel comme Glaze et Nightshade.musicbusinessworldwide
"MusicShield a été conçu autour d'une idée simple : les artistes méritent une protection significative avant que leur travail ne soit intégré aux systèmes d'IA", a déclaré Jian Liu, fondateur et PDG d'ArtyShield.musicbusinessworldwide
Ces mesures reflètent les tensions croissantes alors que les preuves s'accumulent sur la manière dont les entreprises de musique par IA ont obtenu leurs données d'entraînement. Le code source piraté de la startup Suno mentionnait YouTube Music, Deezer et Genius parmi les plateformes scrapées, selon Music Business Worldwide. Une enquête de juin du magazine The Atlantic a identifié des succès d'artistes tels que Taylor Swift, Billie Eilish et Nirvana dans des jeux de données d'entraînement d'IA.theatlantic+1
Le PDG de Symphonic, Jorge Brea, a présenté ce partenariat comme faisant partie d'une approche fondée sur le consentement : "Nous pensons que l'IA peut créer d'énormes opportunités pour notre industrie, mais ces opportunités doivent être construites sur le consentement, la transparence et le respect des personnes qui créent la musique en premier lieu".musicbusinessworldwide