Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

cnbc+1tribune+1tribuneLes États-Unis s'apprêtent à dévoiler lundi ce que le secrétaire au Trésor Scott Bessent a qualifié de « plus grande offensive financière jamais déployée contre un adversaire », intensifiant la campagne économique de Washington contre l'Iran alors que la fenêtre de cessez-le-feu de 60 jours s'est refermée sans accord.
Dans un message publié sur X dimanche soir, Scott Bessent a déclaré qu'« au jour levant commence un Jour J économique », présentant ces mesures comme l'aboutissement de la campagne de pression de l'administration Trump contre Téhéran. Il a affirmé que le président Trump avait « démantelé les capacités militaires de l'Iran, détruit près de 100 % de ses usines militaires et enterré son programme nucléaire », et que Washington allait désormais « couper chaque ligne de survie économique qui soutient le régime tyrannique jusqu'à ce que Téhéran se retrouve isolé ».cnbc+1
Scott Bessent, qui doit tenir une conférence de presse lundi après-midi, a également mis en garde les gouvernements étrangers continuant de faire des transactions avec l'Iran : « Toute nation qui sert d'artère financière à un régime moribond doit s'attendre à partager son isolement ».cnbc
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a rejeté cette annonce dans un message sur X, la qualifiant d'« aveu de défaite de l'Amérique » et s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles Washington aurait besoin de « la plus grande invasion financière de l'histoire » contre un pays dont il prétend avoir déjà détruit l'armée. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré lundi que les sanctions répétées ont « échoué » et que l'Iran utiliserait toutes ses « capacités bilatérales » pour faire face à ces nouvelles mesures.tribune
Dans le même temps, l'Iran a renforcé son contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait autrefois environ un cinquième du pétrole maritime mondial. L'Autorité iranienne du détroit du Golfe Persique a averti dimanche sur X que les navires violant ses protocoles de transit s'exposent à « des amendes, des immobilisations ou des confiscations », tandis que Téhéran a placé sur liste noire 46 navires liés à l'Occident pour des infractions présumées. Le parlement iranien a également approuvé une disposition exigeant que les navires transitant par ce point de passage stratégique paient pour les services fournis par Téhéran.lloydslist+1
Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran, a averti samedi que « tout pays qui devient partenaire dans la mise en place de restrictions économiques contre nous sera considéré comme un ennemi ».cnbc
Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré lundi que Pékin « suivrait de près l'évolution de la situation et ferait le nécessaire pour protéger ses droits », tout en invitant toutes les parties à faire preuve de retenue. Les prix du pétrole ont baissé lors des échanges asiatiques lundi malgré cette escalade, le Brent et le West Texas Intermediate cédant tous deux plus de 1 %, les investisseurs semblant prendre leurs bénéfices.tribune+1
Le rial iranien a atteint un plus bas historique d'environ 2 millions pour un dollar sur le marché non régulé lundi, en baisse de 4,5 % depuis l'annonce de la campagne par Trump la semaine dernière. Les analystes de Morgan Stanley ont noté que l'offre de pétrole brut « se tend », avec des exportations du Moyen-Orient revenues à leurs niveaux de mars et avril.tribune