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asianewsasianewsasianewsLa compétition entre les États-Unis et la Chine dans le domaine de l'intelligence artificielle est entrée dans une nouvelle phase, dépassant le cadre des puces et des tarifs douaniers pour devenir une lutte sur les modèles d'IA — et les règles — que le reste du monde adoptera. Au cœur de ce basculement se trouve la volonté agressive de la Chine de distribuer mondialement des modèles d'IA à poids ouverts, se positionnant comme le champion de la technologie accessible face à ce que Pékin appelle un "rideau de fer de l'IA" américain.
Le président chinois Xi Jinping a assisté personnellement à la Conférence mondiale sur l'intelligence artificielle à Shanghai en juillet — sa première apparition à cet événement annuel depuis 2018 — pour lancer l'Organisation mondiale de coopération en intelligence artificielle (WAICO), un nouvel organe intergouvernemental basé à Shanghai. Vingt-neuf pays, dont le Kazakhstan, la Russie, l'Indonésie et le Pakistan, ont signé l'accord fondateur le 16 juillet, en présence du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.asianews+2
Xi s'est engagé à offrir aux pays en développement 5 000 opportunités de formation en IA sur cinq ans et a promis un accès au système météorologique d'alerte précoce de la Chine basé sur l'IA, qualifiant l'IA de "bien public international". Ce message s'inscrit dans l'attrait commercial des modèles chinois à poids ouverts : depuis la percée de DeepSeek en janvier 2025, la part des modèles chinois utilisés par les entreprises américaines sur la plateforme OpenRouter est passée de 1,2 % en décembre 2024 à 58 % en juillet, portée en grande partie par des prix de 60 à 90 % inférieurs aux alternatives américaines fermées.asianews
Le lancement du modèle à poids ouverts Kimi K3 de Moonshot AI lors de la conférence, qui rivalise avec les systèmes leaders d'Anthropic et d'OpenAI sur plusieurs benchmarks, a déclenché une vente massive d'actions de fabricants de puces aux États-Unis et en Corée du Sud.asianews
Côté américain, le sous-secrétaire d'État Jacob Helberg mène les efforts pour bâtir une coalition alternative. Son initiative Pax Silica, lancée en décembre 2025, compte désormais l'Union européenne, l'Allemagne, la Grèce et plus de 30 partenaires déterminés à construire des chaînes d'approvisionnement en IA exemptes de contrôle chinois. Reuters Thomson Reuters Corporation a rapporté en août que le département d'État avait rédigé une lettre avertissant les signataires qu'ils pourraient être exclus de la coalition dirigée par les États-Unis s'ils rejoignaient également le WAICO.bhfs+2
Dans un portrait publié vendredi par Politico, Helberg a résumé la rivalité en termes crus : "Pendant des années, la position par défaut de Washington était que quiconque comprenait réellement la technologie était disqualifié pour la gouverner… tandis que Pékin a fusionné son secteur technologique et son État en une seule arme". Pendant ce temps, le président Trump a balayé les préoccupations concernant la sécurité de l'IA, les qualifiant de "canular", et a déclaré le 13 septembre : "Nous devançons la Chine en IA. Et franchement, je veux que cela reste ainsi, car celui qui gagne la course à l'IA gagne tout".asianews+1
Cette rivalité contraint les pays à des choix inconfortables, ou à une stratégie de couverture. Le Kazakhstan est le seul pays connu à être membre fondateur à la fois du WAICO et de Pax Silica. La Malaisie a lancé un centre de coopération en IA avec la Chine tout en s'appuyant sur Google Alphabet Inc. , Microsoft et Amazon Web Services Amazon.com, Inc. pour son infrastructure IA de base.asianews
Les pressions commerciales brouillent également les pistes. Reuters a rapporté en août que Microsoft, Amazon et Google sont en pourparlers avec Moonshot AI pour héberger le modèle K3 sur des plateformes cloud américaines, ce qui pourrait constituer le premier accord majeur de partage de revenus entre une entreprise d'IA chinoise et une société cloud américaine. Alors que Xi devrait effectuer une visite d'État aux États-Unis plus tard ce mois-ci pour le premier dialogue formel sur l'IA entre les États-Unis et la Chine sous l'administration Trump, la question de savoir si les deux puissances peuvent trouver un terrain d'entente — ou si elles vont davantage ancrer des blocs concurrents — est sur le point d'être directement mise à l'épreuve.enterprisedna+1