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wsj+1mediacenter.imf+1reutersUne convergence de chocs d'offre, de conflits géopolitiques et d'une demande tirée par la technologie maintient l'inflation à un niveau élevé dans le monde entier, décevant les espoirs d'une atténuation des pressions sur les prix au second semestre 2026.
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal News Corp ont relevé leurs prévisions pour l'inflation de l'indice des prix à la consommation aux États-Unis à 3,4 % pour 2026, tout en ramenant les probabilités de récession de 45 % à 33 % depuis avril. Ces conclusions s'alignent sur la mise à jour de juillet des Perspectives de l'économie mondiale du Fonds monétaire international, qui a révisé à la hausse l'inflation mondiale globale à 4,7 % pour l'année — soit une augmentation de 0,3 point de pourcentage par rapport à ses projections d'avril — et a averti que la tendance à la désinflation en place depuis début 2024 "est au point mort".mediacenter.imf+4
Une analyse de Fortune publiée le 11 juillet a décrit la situation comme une "tempête parfaite", identifiant un phénomène El Niño "Godzilla" potentiellement record, le boom des infrastructures d'intelligence artificielle, les droits de douane, les pénuries de carburant et la guerre en Ukraine comme des pressions aggravantes sur les prix. La Réserve fédérale elle-même s'est fait l'écho de ces préoccupations dans un rapport au Congrès le 10 juillet, déclarant que l'inflation "s'est encore accélérée ce printemps" en raison de "l'impact évolutif des droits de douane, des coûts de l'énergie poussés à la hausse par le conflit au Moyen-Orient et du développement rapide de la technologie de l'intelligence artificielle", selon Reuters.reuters+1
L'interdiction totale par la Russie des exportations de diesel, annoncée par le vice-Premier ministre Alexander Novak lors d'une réunion télévisée avec le président Vladimir Poutine, a fait bondir les prix mondiaux de référence du diesel de près de 13 %, selon CNN, citant des données de l'Intercontinental Exchange . L'interdiction est intervenue après que des frappes de drones ukrainiens ont endommagé des raffineries russes, déclenchant des pénuries de carburant nationales.pravda+1
Parallèlement, les prix du blé ont bondi jusqu'à 5,7 % sur les contrats à terme européens de référence du blé meunier de Paris le 10 juillet, après que les forces des systèmes sans pilote ukrainiens ont mené 35 frappes contre des navires russes dans la mer d'Azov en 96 heures, touchant environ 27,5 % de tous les navires dans ces eaux, selon Bloomberg. La Russie a par la suite interrompu le transport maritime via le canal Don-Azov, une route qui traite près d'un quart des exportations russes de blé, a rapporté Reuters.reuters+2
Le président de la Federal Reserve Bank of New York, John Williams, a déclaré que la demande liée à l'IA est désormais sa "principale préoccupation en matière d'inflation" et que si elle persiste, elle pourrait forcer la banque centrale à augmenter les taux, selon Fortune. Les marchés intègrent cette possibilité : les traders sur le marché de prédiction Kalshi voient une probabilité de 54 % que la Fed augmente ses taux cette année, selon CNBC, tandis que Forbes a rapporté que d'ici décembre 2026, les marchés ne voient qu'une probabilité de 20 % que les taux restent inchangés.cnbc+2
Le taux d'intérêt directeur de la Fed s'est maintenu entre 3,5 % et 3,75 % depuis décembre 2025. Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a mis l'accent sur la gestion de l'inflation, et la Banque centrale européenne ainsi que la Banque du Japon ont toutes deux augmenté leurs propres taux en juin.forbes+1