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politico+1freemalaysiatoday+1nytimesLes États-Unis et l'Iran ont échangé des tirs intensifiés jeudi alors qu'une escalade militaire d'une semaine menaçait de faire échouer le protocole d'accord de juin qui avait brièvement mis la guerre en pause, les deux parties signalant une ouverture à la diplomatie même si les frappes se poursuivaient dans toute la région du golfe Persique.
Le commandement central américain a mené plusieurs vagues de frappes aériennes mercredi ciblant les systèmes de défense côtière iraniens, les installations de stockage de missiles de croisière et les sites de lancement sur l'île de Grande Tunb dans le détroit d'Ormuz, selon le Pentagone. Les frappes ont marqué le cinquième jour consécutif d'hostilités après l'effondrement des négociations de paix. Des rapports des médias iraniens ont fait état d'explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas ainsi que sur les îles de Kish, Qeshm et Abou Moussa. Le New York Times a rapporté jeudi que les combats renouvelés étaient entrés dans leur sixième jour.politico+2
Mardi, le CENTCOM a annoncé qu'il avait réimposé un blocus naval sur les navires transitant vers et depuis les ports iraniens, effectif à 16h00 HE le 14 juillet. Au cours des 24 premières heures d'application, les forces américaines ont redirigé deux navires commerciaux conformes et ont neutralisé un pétrolier non conforme et non chargé tentant de naviguer vers un port iranien, tirant des missiles Hellfire dans la cheminée du navire.centcom+1
Les forces armées iraniennes ont lancé des frappes de missiles et de drones ciblant des installations militaires américaines à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït en réponse aux nouvelles attaques américaines dans le sud de l'Iran. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a également déclaré avoir lancé des frappes de missiles balistiques sur la station d'approvisionnement et de logistique de la marine américaine à Duqm, à Oman.freemalaysiatoday+1
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré le 15 juillet que le pays était confronté à une « guerre essentielle et existentielle » avec l'Amérique. Plus tôt, Ghalibaf avait publié sur les réseaux sociaux une accusation selon laquelle les États-Unis violaient gravement le protocole d'accord, citant le rétablissement des sanctions pétrolières et les menaces persistantes de nouvelles frappes. Le CGRI a averti que le détroit d'Ormuz était une « ligne rouge infranchissable », selon CNN, tandis que Reuters a rapporté que l'Iran menaçait de bloquer d'autres voies maritimes régionales.cnn+3
Les hostilités renouvelées ont propulsé les prix du pétrole à des sommets d'un mois. Le brut Brent a bondi de 9,5 % pour s'échanger au-dessus de 83 dollars le baril lundi lorsque le blocus a été annoncé, tandis que le brut de référence américain WTI a dépassé les 78 dollars. Mardi, le Brent avait encore augmenté pour atteindre 86,88 dollars le baril, son plus haut niveau depuis le 12 juin.wvtm13+1
Le président Trump se voit présenter des options pour élargir les actions militaires, notamment une opération potentielle pour s'emparer de l'île de Kharg, le principal centre d'exportation de pétrole de l'Iran, et des frappes aériennes sur des installations souterraines liées au nucléaire, selon CNN. Pourtant, même si les deux parties ont intensifié le conflit, le New York Times a rapporté jeudi que les États-Unis et l'Iran « semblaient laisser la porte ouverte à davantage de négociations pour mettre fin à la guerre ».nytimes+1