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thenextweb+1airbus+1lemondeLe premier Sommet spatial international s'est achevé au Grand Palais à Paris le jeudi 10 septembre, la France et l'Union européenne apportant leur soutien à Iris², la constellation de communications par satellite phare du bloc. L'événement de deux jours, qui a attiré 90 pays et organisations internationales, a généré environ 20 milliards d'euros d'investissements annoncés et 51 accords signés.thenextweb+1
"Nous avons lancé avec succès Iris²", a déclaré le président Emmanuel Macron lors de la journée de clôture du sommet, selon Le Monde. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié l'effort en termes stratégiques : "En cas de crise, l'Europe doit disposer d'une connectivité et de communications selon ses propres termes", une référence directe au souhait de l'Europe de réduire sa dépendance vis-à-vis de Starlink, le service internet par satellite exploité par SpaceX d'Elon Musk.lemonde
Le sommet a servi de rampe de lancement pour plusieurs contrats industriels majeurs. Airbus Defence and Space a signé un contrat initial pour concevoir et construire les 66 premiers satellites en orbite terrestre basse de la constellation, qui forment sa couche de communications militaires souveraines, avec une livraison prévue d'ici 2029. La société belge Aerospacelab a obtenu un contrat de 2,4 milliards d'euros pour fabriquer 264 plateformes satellites supplémentaires, tandis que Thales Alenia Space a signé un accord d'une valeur initiale de 500 millions d'euros, susceptible de dépasser 3 milliards d'euros, couvrant les charges utiles de communications gouvernementales pour l'ensemble des 330 satellites LEO. L'allemand OHB avait déjà remporté un contrat de près d'un milliard d'euros fin août pour les 18 plateformes de satellites en orbite terrestre moyenne.airbus+1
Ces contrats font suite à un accord de mise en œuvre signé le 7 août entre la Commission européenne et le consortium SpaceRISE, composé de SES, Eutelsat et Hispasat, qui a porté la constellation à 348 satellites et avancé les premiers lancements à 2029.lawandtechnology+1
Au-delà d'Iris², le directeur général de l'ESA, Josef Aschbacher, a appelé à une coordination plus étroite entre les institutions européennes et l'industrie pour maintenir un accès indépendant à l'espace, soulignant que les lanceurs européens Ariane 6 et Vega-C constituent une base nécessitant un investissement soutenu. Von der Leyen a fait écho à ce thème, affirmant que "la force de l'Europe dans l'espace réside dans sa capacité à travailler ensemble".techreviewafrica
Le message global du sommet était sans équivoque : face au secteur spatial commercial dominant des États-Unis et à la concurrence géopolitique croissante en orbite, l'Europe parie que la mise en commun des ressources au-delà des frontières, et le déblocage de fonds importants, est le prix à payer pour rester une puissance spatiale selon ses propres termes.