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straitstimes+1firstpost+1firstpost+1Le président iranien Masoud Pezeshkian a ordonné le rétablissement de l'accès à Internet international le 25 mai, cherchant à mettre fin à ce qui est devenu la plus longue coupure d'Internet à l'échelle nationale de l'histoire. Le groupe de surveillance d'Internet NetBlocks a confirmé qu'une connectivité partielle avait été rétablie mardi. Mais en quelques heures, le pouvoir judiciaire iranien a suspendu l'organe présidentiel même chargé d'exécuter l'ordre, plongeant l'avenir numérique du pays dans l'incertitude.
La directive de Pezeshkian appelait au rétablissement des services Internet aux niveaux d'avant décembre 2025, une mesure qui marquerait le premier rétablissement général de la connectivité mondiale depuis que les autorités iraniennes ont imposé une coupure quasi totale le 28 février dans le contexte du conflit croissant du pays avec les États-Unis et Israël.aljazeera+1
Le président avait créé le Quartier général spécial pour l'organisation et la gouvernance du cyberespace du pays le 12 mai, nommant le premier vice-président Mohammad Reza Aref à sa tête. Mais mardi, le site Web Mizan Online du pouvoir judiciaire a annoncé que le quartier général avait été suspendu suite au « dépôt de plaintes », selon un rapport de l'AFP cité par plusieurs médias.straitstimes+4
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien reste la plus haute autorité en matière d'accès à Internet et de sécurité nationale, et l'intervention du pouvoir judiciaire a souligné que l'ordre de Pezeshkian pourrait manquer du soutien institutionnel nécessaire pour prendre pleinement effet.firstpost
Le conflit sur l'accès à Internet reflète une fracture plus profonde au sein du système de gouvernance iranien. Avant même que le pouvoir judiciaire n'agisse, un membre du bureau parlementaire iranien avait déclaré illégal le groupe de travail sur le cyberespace de Pezeshkian, affirmant qu'il violait le septième plan de développement du pays. Les médias affiliés au CGRI ont également remis en question l'autorité du président à prendre des décisions unilatérales sur la gouvernance d'Internet.x+1
Depuis début 2026, le Corps des gardiens de la révolution islamique a consolidé son contrôle sur les fonctions étatiques clés, les analystes décrivant un passage de la gouvernance civile-militaire traditionnelle de l'Iran vers une structure ouvertement dominée par les militaires. Pezeshkian a été largement écarté des décisions sensibles, selon Iran International.iranintl+1
La coupure, qui a commencé lors des manifestations antigouvernementales en janvier et s'est aggravée après le déclenchement des hostilités avec les États-Unis et Israël, a laissé la majeure partie de la population iranienne avec un accès uniquement à un intranet lent composé d'applications approuvées par l'État. Les autorités ont introduit en avril un service « Internet Pro » à plusieurs niveaux qui accordait un accès mondial limité aux entreprises approuvées, mais les citoyens ordinaires sont restés largement isolés.youtube+2
La situation se trouve désormais dans un flou juridique et numérique : un ordre présidentiel émis, une connectivité partielle détectée et un pouvoir judiciaire déterminé à réaffirmer son contrôle sur qui décide quand les Iraniens peuvent se reconnecter au monde.