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cnbctradingnewstradingnewsLe brut West Texas Intermediate a dépassé les 100 dollars le baril jeudi pour la première fois depuis mai, couronnant une semaine d'hostilités croissantes dans le golfe Persique qui a entraîné une chute de l'offre mondiale de pétrole bien plus rapide que celle de la demande. Le WTI a culminé au-dessus de 104 dollars avant de reculer, tandis que le brut Brent a atteint environ 108 dollars en séance avant de se replier. Vendredi matin, les deux indices se sont détendus, le Brent s'échangeant près de 104 dollars et le WTI autour de 99 dollars, mais ils sont restés sur la voie de gains hebdomadaires d'environ 8% à 9%.CNBC+1
Ce rallye reflète un marché où les perturbations physiques liées à la guerre avec l'Iran continuent de dépasser même la forte destruction de la demande qu'elle a provoquée. L'Agence internationale de l'énergie, dans son rapport sur le marché pétrolier de septembre publié vendredi, prévoit désormais que l'offre mondiale de pétrole chutera de 5,7 millions de barils par jour en 2026, tandis que la demande devrait se contracter de 2,5 millions de bj, deux chiffres nettement pires que les estimations du mois dernier. Le déficit qui en résulte a réduit les stocks mondiaux observés de plus de 400 millions de barils depuis le début de la guerre fin février.tradingnews+3
La flambée des prix a suivi une semaine de frappes intensifiées entre les États-Unis et l'Iran dans et autour du détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir frappé des navires américains et des pétroliers dans le Golfe, tandis que les États-Unis ont lancé des frappes de représailles sur des cibles iraniennes près du détroit. Des militants houthis soutenus par l'Iran ont également attaqué les infrastructures énergétiques saoudiennes, notamment la raffinerie de Jazan, élargissant le conflit au-delà de ses deux principaux belligérants. Les passages par Ormuz sont tombés à un chiffre certains jours, contre plus de 20 avant la guerre.The National+2
Les perspectives énergétiques à court terme de l'EIA de septembre, publiées mardi, prévoyaient que le Brent atteindrait une moyenne d'environ 90 dollars au second semestre 2026, un chiffre déjà inférieur de 15 dollars au pic de jeudi, un écart que l'agence a reconnu pouvoir se creuser compte tenu de la volatilité persistante.tradingnews+1
Un nouveau facteur clé qui resserre le marché est le retour des achats chinois de pétrole brut. Après avoir réduit ses importations au début de la guerre et puisé dans ses stocks stratégiques pour amortir les prix mondiaux, Pékin a commencé à reconstituer ses stocks épuisés. Les importations maritimes chinoises ont augmenté à 7,14 millions de barils par jour en août, contre 6,93 millions en juillet, bien qu'elles soient restées près de 40% en dessous des niveaux d'avant-guerre, selon Reuters citant des données de Kpler. Ce rebond a fait grimper les primes pour les bruts d'Afrique de l'Ouest, du Canada et d'Amérique latine.cnbc+3
Ce changement est important car la retenue des importations chinoises était, selon plusieurs sources, un facteur clé empêchant les prix de se maintenir aux niveaux de 130 dollars observés en avril. Avec des stocks désormais à leur plus bas niveau depuis avril 2025, le cycle de réapprovisionnement arrive au pire moment possible pour les pays consommateurs déjà confrontés à une offre limitée.energyintel+2
Les deux institutions sur lesquelles le marché s'appuie pour obtenir des orientations restent profondément divisées. L'OPEP prévoit toujours une croissance de la demande cette année, tandis que l'AIE prévoit une contraction de 2,5 millions de bj, soit un écart d'environ 3 millions de barils par jour. Les deux agences convergent sur un point : un fort rebond en 2027, l'AIE prévoyant une croissance de la demande de 2,7 millions de bj et une reprise de l'offre une fois qu'Ormuz sera rouvert.Demócrata+2
Pour l'instant, le marché reste l'otage de la voie navigable. Le président Donald Trump a déclaré cette semaine que les prix du pétrole ne baisseraient probablement pas avant les élections de mi-mandat de novembre, présentant la stratégie de l'Iran comme une tentative d'influencer le vote. Ce calendrier implique au moins deux mois supplémentaires de perturbations avec 8,3 millions de bj de production du Golfe à l'arrêt et des stocks en diminution, des conditions qui maintiennent le brut au-dessus de 100 dollars même si l'économie mondiale ralentit.tradingnews+1