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investing+1business-standard+1businesstimesLes prix du pétrole ont connu une forte volatilité cette semaine, la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran ayant entraîné mercredi l'une des plus fortes hausses quotidiennes du conflit qui dure depuis cinq mois, avant de reculer jeudi après que des données sur le transport maritime ont montré que les pétroliers continuaient de circuler par des points de passage clés au Moyen-Orient.
Les contrats à terme sur le brut Brent ont bondi de près de 8 % mercredi, tandis que le West Texas Intermediate a clôturé en hausse de 6,6 % après que l'Iran a lancé des missiles balistiques vers les forces américaines en Jordanie. Les missiles ont été interceptés et les forces américaines et saoudiennes ont mené des frappes de représailles contre des milices soutenues par l'Iran en Irak, la première fois que l'Arabie saoudite participait publiquement aux opérations aériennes américaines dans le conflit. Le Commandement central américain a déclaré avoir également mené deux heures de frappes sur l'Iran, mettant fin à une accalmie qui avait débuté le week-end du 25 au 26 juillet.investing+2
Le président Trump a déclaré mercredi à Fox News que l'Iran serait "frappé très durement" à la suite des attaques de Téhéran, attisant davantage les craintes de rupture d'approvisionnement. Cette hausse a inversé une chute de 5 % enregistrée mardi lors d'une brève pause dans les hostilités.business-standard+2
Pour ajouter à la tension, l'Agence américaine d'information sur l'énergie a rapporté que les stocks de brut avaient chuté de 7,2 millions de barils la semaine dernière, atteignant leur niveau le plus bas depuis 2018, dépassant largement les attentes des analystes qui tablaient sur une baisse d'environ 1,3 million de barils.investinglive+1
Jeudi matin, le Brent avait reculé d'environ 1 % pour atteindre environ 89,45 à 89,92 dollars le baril, tandis que le WTI s'établissait autour de 83,82 à 83,94 dollars. Les traders ont pris leurs bénéfices après que des données préliminaires sur le transport maritime ont montré que 39 navires de marchandises avaient traversé le détroit de Bab el-Mandeb vers la mer Rouge mardi, le nombre le plus élevé depuis le 19 juillet.businesstimes+2
"Bien que les volumes globaux soient réduits, le pétrole continue de sortir de la région par de multiples canaux et des solutions de contournement supplémentaires sont à l'étude", a écrit Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, dans une note. Rystad Energy estime qu'environ 13 millions de barils de pétrole du Golfe par jour atteignent toujours les marchés malgré la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz depuis le début du conflit en février.business-standard+1
Le conflit continue de s'étendre. Les Houthis, alignés sur l'Iran au Yémen, ont imposé un blocus naval à l'Arabie saoudite en mer Rouge le 20 juillet et ont discuté de l'imposition de frais de transit aux navires cherchant un passage sûr par le détroit de Bab el-Mandeb. Les autorités égyptiennes ont signalé des attaques de drones contre deux navires de gaz naturel au large des côtes du pays. L'Arabie saoudite cherche désormais à constituer une coalition pour protéger le transport maritime en mer Rouge contre les attaques des Houthis.investing+1
L'Iran a également rejeté une proposition omanaise de gestion conjointe régionale du détroit d'Ormuz, qui assurait auparavant environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz. Ye Lin, vice-président des marchés des matières premières chez Rystad Energy, a déclaré que le marché suivait un schéma familier : "Les gros titres géopolitiques déclenchent des pics de prix rapides, mais ces gains sont souvent de courte durée, car les flux d'approvisionnement réels et les efforts diplomatiques parallèles tendent à déterminer combien de temps ces mouvements de hausse des prix persistent".business-standard+1