Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

reutersreuters+1reuters+1Les prix du pétrole brut physique au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique ont bondi cette semaine à leur plus haut niveau depuis deux mois, certaines cargaisons frôlant les 110 dollars le baril. Le regain d'attaques en mer Rouge et le blocage continu du détroit d'Ormuz ont poussé les raffineurs asiatiques à chercher en urgence des approvisionnements alternatifs.
Les attaques menées contre deux pétroliers en mer Rouge par les Houthis du Yémen, alignés sur l'Iran, ont entraîné le déroutement des expéditions de pétrole saoudien par la route plus longue du cap de Bonne-Espérance. Cela aggrave les perturbations déjà provoquées par le conflit entre les États-Unis et l'Iran, qui paralyse à plusieurs reprises le trafic dans le détroit d'Ormuz depuis la fin février. Les primes au comptant du brut de Dubaï, référence du Moyen-Orient, par rapport aux swaps ont doublé jeudi pour atteindre 12,74 dollars le baril, tandis que la prime d'Oman a grimpé à 12,62 dollars, soit leurs niveaux les plus élevés depuis la fin mai, selon Reuters. La prime du Murban, brut phare d'Abou Dabi, a bondi à 19,04 dollars, son plus haut niveau depuis avril, en raison de la raréfaction de l'offre de bruts légers et sulfureux, alors que des attaques contre des navires en mer Noire sont venues aggraver la situation.hydrocarbonprocessing+2
Saudi Aramco a réagi en proposant des cargaisons de brut spot supplémentaires chargées depuis le port égyptien de Sidi Kerir sur la Méditerranée, acheminées via l'oléoduc Suez-Méditerranée, selon cinq sources commerciales citées par Reuters. La société sud-coréenne SK Energy a affrété le superpétrolier DHT Stallion pour charger 2 millions de barils de brut saoudien à Sidi Kerir, en empruntant la route du Cap afin d'éviter les risques en mer Rouge, selon Argus Media.reuters+3
Les raffineurs publics indiens, parmi lesquels Indian Oil Corp., Bharat Petroleum et Hindustan Petroleum, ont remanié leurs stratégies d'importation de brut depuis le début du conflit. Bloomberg a rapporté que les importations indiennes de pétrole en provenance du Moyen-Orient ont chuté au deuxième trimestre 2026 à leur niveau le plus bas depuis au moins 2013. Le président de Bharat Petroleum a déclaré que l'entreprise avait augmenté ses achats au comptant après la déclaration de force majeure par plusieurs fournisseurs du Golfe, le pétrole russe représentant désormais 40 à 45 % de l'approvisionnement global du raffineur.economictimes+3
L'Inde prévoit de réduire sa dépendance à l'égard des contrats à long terme avec le Moyen-Orient et de développer ses achats auprès du Guyana, du Brésil et des États-Unis. Les rabais accordés sur le brut russe vendu à l'Inde se sont désormais évaporés en raison des nouvelles tensions sur l'offre au Moyen-Orient, a rapporté Reuters le 23 juillet.rigzone+2
Les raffineurs d'Asie du Nord se tournent vers le brut du bassin atlantique, deux grands raffineurs chinois ayant acheté la majeure partie des cargaisons de mélange russe ESPO à charger en septembre. Les bruts de mer du Nord ont également progressé, la prime de l'Ekofisk par rapport au Brent daté atteignant un sommet d'un mois. La prime du Brent par rapport au Dubaï s'est établie jeudi à 13,22 dollars par baril, son niveau le plus élevé depuis début mai, selon les données de LSEG. Cela indique que les conditions d'arbitrage favorisent désormais les expéditions au long cours depuis le bassin atlantique et l'Afrique de l'Ouest vers l'Asie, alors que les routes d'approvisionnement traditionnelles du Moyen-Orient restent menacées.thejakartapost+2