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reuters+1oilandgaspress+1reuters+1Le secrétaire général de l'OPEP, Haitham al-Ghais, a rejeté jeudi les projections de l'Agence internationale de l'énergie concernant un excédent massif de l'offre de pétrole en 2027, s'opposant à l'évaluation de l'agence basée à Paris selon laquelle une résolution du conflit entre les États-Unis et l'Iran pourrait inonder les marchés mondiaux de pétrole brut.
Ces remarques ont été faites alors qu'al-Ghais ouvrait le lancement de la 20e édition des Perspectives pétrolières mondiales de l'OPEP au siège de l'organisation à Vienne, un jour après que l'AIE a publié son rapport mensuel sur le marché pétrolier avertissant que l'offre pourrait dépasser la demande de plus de 5 millions de barils par jour l'année prochaine.reuters+3
Dans son rapport de juin, l'AIE a prévu que l'offre mondiale de pétrole pourrait augmenter de 8 millions de barils par jour en 2027, à mesure que la production au Moyen-Orient se rétablit suite à une résolution durable des hostilités, tandis que la croissance de la demande n'atteindrait que 2 millions de barils par jour. L'agence a déclaré que le résultat serait un excédent d'environ 5,05 millions de barils par jour, un revirement spectaculaire par rapport au déficit d'offre actuel d'environ 920 000 barils par jour en 2026.cnbc+1
Début juin, les flux de pétrole via le détroit d'Ormuz avaient déjà commencé à se rétablir pour atteindre environ 12 millions de barils par jour, contre un creux de 9,6 millions de barils par jour en mai, selon les données de l'AIE sur les transferts de navire à navire dans le golfe d'Oman.reuters
Al-Ghais a remis en question ce que l'AIE voit que l'OPEP et d'autres prévisionnistes ne voient pas, et a averti que de telles projections publiques peuvent accroître la volatilité du marché, une critique qu'il a déjà adressée à l'AIE auparavant. En 2023, l'OPEP a accusé l'agence d'alimenter la « volatilité » sur les marchés de l'énergie par ses appels à arrêter les nouveaux investissements pétroliers.ft
Le chef de l'OPEP a toujours maintenu des perspectives de demande plus haussières que l'AIE. S'exprimant lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg plus tôt ce mois-ci, al-Ghais a déclaré que l'OPEP n'avait « enregistré aucun signe » de baisse de la demande de pétrole et a maintenu les prévisions de l'organisation pour une croissance de 1,2 million de barils par jour cette année. Le rapport mensuel le plus récent de l'OPEP, publié le 11 juin, prévoyait une croissance de la demande en 2026 de 970 000 barils par jour et une croissance en 2027 de 1,73 million de barils par jour, bien en dessous de l'estimation de poussée de l'offre de l'AIE.reuters+2
La divergence entre les deux agences reflète un désaccord de longue date sur la trajectoire de la consommation mondiale de pétrole. Alors que l'AIE a souligné les risques de suroffre et l'accélération de la transition énergétique, l'OPEP a projeté que la demande de pétrole continuerait d'augmenter pour dépasser 120 millions de barils par jour d'ici 2050. La crise actuelle de l'offre due au conflit, avec une production mondiale tombée à 94,5 millions de barils par jour en mai selon l'AIE, n'a fait qu'accentuer le débat sur ce à quoi ressemblera le marché pétrolier après le conflit.energyconnects+2