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bloombergeia+1reutersLe rebond des achats de pétrole chinois fait grimper les prix des qualités de brut d'Afrique, du Canada et d'Amérique latine, alors que le premier importateur mondial cherche des approvisionnements plus lointains dans le contexte de la quasi-fermeture continue du détroit d'Hormuz, a rapporté Bloomberg lundi.bloomberg
Ces flambées de prix marquent un retournement par rapport au début du conflit iranien, lorsque la faible consommation chinoise contribuait à contenir les marchés du brut, même si les approvisionnements du golfe Persique étaient coupés. Les exportations iraniennes se sont "presque totalement taries" sous le blocus américain, tandis que les flux globaux du Golfe restent restreints, poussant les raffineurs à se livrer une concurrence féroce pour obtenir des barils auprès de sources non traditionnelles.cryptobriefing+1
Le détroit d'Hormuz, par lequel transitaient environ 21 millions de barils par jour avant le début du conflit fin février, a vu son transit s'effondrer à une fraction de ses niveaux antérieurs. L'Administration américaine d'information sur l'énergie a estimé que le transit de pétrole brut et de liquides de pétrole par le détroit n'était en moyenne que de 4,9 millions de barils par jour au deuxième trimestre 2026. Cette perturbation a déclenché la plus forte hausse trimestrielle du prix du pétrole ajustée de l'inflation depuis au moins 1988, le Brent passant de 61 dollars le baril en début d'année à 118 dollars à la fin du premier trimestre.eia+1
Les prix ont depuis reflué par rapport à ces sommets, mais restent élevés. Le Brent s'est stabilisé près de 96 dollars le baril début septembre, dans le contexte de la poursuite des échanges militaires entre les États-Unis et l'Iran. Les raffineurs chinois et indiens ont procédé à des achats massifs sur le marché au comptant, faisant grimper fortement les primes du brut du Moyen-Orient.reuters+2
Les importations de brut de la Chine ont chuté de manière spectaculaire après la fermeture du détroit d'Hormuz, baissant d'environ 40% de février à mai 2026 et atteignant leur plus bas niveau depuis 2016. Au deuxième trimestre, la consommation globale a diminué de 9% sur un an, le secteur des transports chutant de 16% en raison des prix élevés du carburant qui ont accéléré la transition vers les véhicules électriques.bloomberg+2
Mais une reprise est en cours. Les analystes de JPMorgan avaient prédit que la Chine reprendrait des achats de brut à grande échelle dès le mois d'août, portés par la demande du secteur chimique et l'accélération de la reconstitution des stocks. Reuters a rapporté dimanche que les importations maritimes de la Chine ont légèrement augmenté en août par rapport à juillet, bien qu'elles restent inférieures de près de 40% aux niveaux antérieurs au conflit.pomegra+1
Face aux contraintes d'approvisionnement dans le golfe Persique, les raffineurs chinois font monter les enchères sur les bruts de la République du Congo, du Brésil et du Canada, des régions moins touchées par le goulot d'étranglement d'Hormuz. L'Agence internationale de l'énergie a averti en août que l'offre mondiale de pétrole diminuerait de 4,3 millions de barils par jour cette année, creusant le déficit du marché. Même une reprise partielle de la demande chinoise, superposée aux pertes d'offre, pourrait pousser le brut vers de nouveaux sommets d'ici la fin de l'année, bien que les marchés de prédiction suggèrent que cette issue reste incertaine.cryptobriefing+3