Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

reuters+1straitstimes+1straitstimesLe Conseil constitutionnel français a annulé vendredi un projet de loi qui aurait interdit l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, jugeant que la législation portait atteinte à la liberté d'expression et ne prévoyait pas de garanties juridiques adéquates pour la vérification de l'âge.
"En interdisant aux mineurs de moins de quinze ans d'accéder à certains services en ligne, la loi impose par nature à toute personne, même majeure, de justifier de son âge avant d'y accéder", a déclaré le Conseil constitutionnel dans sa décision. "Toutefois, en ne précisant pas les conditions et les limites dans lesquelles cette preuve doit être fournie, le législateur n'a pas établi les garanties juridiques nécessaires pour assurer le respect de ces exigences", a-t-il ajouté.straitstimes+2
La cour a également déterminé que le projet de loi violait les droits des mineurs en matière de liberté d'expression et de communication, selon CNN. Les législateurs français avaient approuvé l'interdiction le mois dernier, faisant de la France le premier pays européen à suivre l'Australie, qui a interdit aux moins de 16 ans l'accès à des plateformes telles que Facebook Meta Platforms, Inc. , TikTok et YouTube Alphabet Inc. en décembre.cnn+1
Cette décision constitue un revers pour le président Emmanuel Macron, qui avait soutenu la mesure. Macron a ordonné au Premier ministre Sébastien Lecornu de retravailler le projet de loi pour répondre aux préoccupations du Conseil constitutionnel, a indiqué l'Élysée dans un communiqué.reuters+1
Le palais présidentiel a précisé que Macron est déterminé à ce que la réforme entre en vigueur avant le printemps 2027, date à laquelle la France tiendra une élection présidentielle pour laquelle Macron ne peut pas briguer un troisième mandat.straitstimes
La décision intervient dans un contexte de pression mondiale pour restreindre l'accès des jeunes aux réseaux sociaux. L'Australie a promulgué la première interdiction mondiale de ce type en décembre, tandis que d'autres pays débattent de mesures similaires. La tentative française était suivie de près comme un modèle potentiel pour la réglementation européenne. Les objections du Conseil constitutionnel ne portaient pas sur l'objectif de protection des mineurs, mais sur le mécanisme : les législateurs n'ont pas réussi à définir clairement comment la vérification de l'âge fonctionnerait sans créer de problèmes de confidentialité plus larges pour tous les utilisateurs.inshorts+1