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reuters+1espn+1espnLa FIFA a publié samedi un communiqué très ferme condamnant ce qu'elle décrit comme « une entreprise concertée et continue de certains visant à déstabiliser » l'organisation et son président Gianni Infantino, alors qu'une crise de gouvernance née d'un projet de privatisation avorté ne cesse de s'intensifier.dw+2
Cette déclaration intervient quelques heures après les révélations du quotidien britannique Daily Telegraph, selon lesquelles l'UEFA aurait versé une indemnité de départ à six chiffres à une employée qui aurait eu une relation intime avec Infantino lorsqu'il était secrétaire général de l'instance européenne entre 2009 et 2016. L'UEFA a confirmé que ce paiement s'était fait « conformément » à la réglementation de l'époque, tandis que la FIFA a indiqué qu'Infantino « dément fermement ces accusations ».espn+1
Les ennuis d'Infantino ont débuté fin juillet lorsque le journal The Times de Londres a révélé son projet de créer une filiale nommée FIFA Forward Enterprises. Celle-ci devait céder jusqu'à 21 % des droits commerciaux des futures Coupes du monde à des investisseurs privés, une opération évaluée à 20 milliards de dollars par JPMorgan Chase & Co. JP Morgan. L'investisseur principal devait être Joshua Kushner, le frère du gendre de Donald Trump, Jared Kushner.nymag
La proposition s'est heurtée à une opposition quasi unanime. Les 55 nations membres de l'UEFA ont voté le boycott de toutes les compétitions de la FIFA si le projet était maintenu, et les confédérations représentant l'Amérique du Nord, l'Asie et l'Europe ont condamné cette initiative. La FIFA a fini par retirer son projet, mais la fronde ne s'est pas calmée pour autant.espn+1
Jeudi, l'UEFA a réitéré que sa menace de boycott restait d'actualité et qu'elle avait perdu toute confiance dans la présidence d'Infantino, jugeant sa lettre d'excuses insuffisante. La Concacaf l'a quant à elle accusé d'un « acte unilatéral et flagrant de mauvaise gouvernance ».nytimes+2
Infantino conserve toutefois des appuis dans une partie du monde du football. La Confédération africaine de football a exprimé son « soutien unanime », tandis que la CONMEBOL a déclaré qu'elle ne soutiendrait aucune tentative d'éviction accélérée. L'Argentine et le Mexique ont également apporté publiquement leur soutien au président de la FIFA.espn+1
Dans son communiqué de samedi, la FIFA a insisté sur le fait qu'elle « ne soutiendra, ne facilitera ni ne tolérera aucun processus concernant l'élection du président de la FIFA qui soit incompatible avec les Statuts de la FIFA, les procédures démocratiques et le cadre de gouvernance établi ». Infantino doit se présenter à sa réélection en mars 2027.sports.yahoo+1
Le communiqué conclut ainsi : « Le changement remet inévitablement en question les intérêts établis, mais un désaccord avec ce changement ne saurait justifier des démarches visant à porter atteinte au mandat démocratique du président de la FIFA ou à l'institution qu'il a été élu pour diriger ».espn