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yahoo+1nbcrightnow+1nbcrightnowZahra Ghanbari, capitaine de l'équipe nationale féminine de football d'Iran et meilleure buteuse de l'histoire du pays, a retiré sa demande d'asile en Australie et se prépare à retourner en Iran, ont rapporté dimanche les médias d'État. Sa décision fait d'elle la cinquième membre du groupe de sept personnes à faire marche arrière, ne laissant que deux des demandeurs d'asile initiaux dans le pays.yahoo+2
Ghanbari devrait voyager d'Australie vers la Malaisie avant de poursuivre vers l'Iran, selon l'agence de presse officielle IRNA, qui a déclaré qu'elle "retournait dans le giron de la patrie". Les médias iraniens ont salué cette décision comme une "décision patriotique".dw+2
Ces retraits ont suscité l'inquiétude des défenseurs des droits de l'homme et des athlètes iraniens en exil, qui affirment que les familles des joueuses ont été prises pour cible. Shiva Amini, une ancienne joueuse de l'équipe nationale de futsal vivant en exil, a écrit sur X que la Fédération iranienne de football, en collaboration avec les Gardiens de la révolution, avait "exercé une pression intense et systématique sur les familles des joueuses en Iran". Amini a déclaré que les autorités avaient fait pression sur la mère de Ghanbari en particulier, qualifiant cela de preuve du "niveau de cruauté et de désespoir qu'ils sont prêts à utiliser pour forcer ces athlètes à se soumettre".nbcrightnow
La chaîne de télévision d'opposition Iran International a rapporté des informations corroborantes, affirmant que la mère de Ghanbari avait été convoquée par la branche du renseignement des Gardiens, et que sa fille avait ensuite été informée de l'interrogatoire. Le défenseur des réfugiés iraniens Ara Rasuli, qui a participé au processus d'asile, a déclaré à ESPN que les joueuses étaient confrontées à "toutes sortes de menaces différentes, comme la mise en détention des familles ou la saisie de leurs biens".espn+1
La saga a commencé lorsque les joueuses iraniennes sont restées silencieuses pendant l'hymne national avant leur match d'ouverture de la Coupe d'Asie féminine contre la Corée du Sud le 2 mars, un geste largement perçu comme une protestation contre le gouvernement iranien dans le contexte du déclenchement du conflit entre les États-Unis et l'Iran le 28 février. Un présentateur de la télévision d'État iranienne a qualifié les joueuses de "traîtresses en temps de guerre", faisant craindre de sévères punitions à leur retour.finedayradio+3
Après l'élimination de l'équipe du tournoi, le ministre australien de l'Intérieur, Tony Burke, a personnellement signé des visas humanitaires pour sept membres de la délégation — six joueuses et un membre du personnel. Mais le groupe a rapidement commencé à diminuer : une joueuse a changé d'avis quelques jours plus tard après avoir contacté l'ambassade d'Iran, trois autres sont parties pour la Malaisie samedi, et maintenant Ghanbari a suivi.apnews+5
Burke a déclaré que les joueuses "avaient reçu des occasions répétées de discuter de leurs options" mais a reconnu que le gouvernement "ne peut pas supprimer le contexte dans lequel les joueuses prennent ces décisions incroyablement difficiles".tbsnews+1
L'identité des deux membres restant en Australie n'a pas été confirmée publiquement. Téhéran a accusé l'Australie et les États-Unis d'orchestrer les offres d'asile comme une "guerre psychologique", tandis que le Premier ministre australien Anthony Albanese a salué le courage des femmes et a promis qu'elles seraient les bienvenues. Les joueuses qui rentrent sont actuellement dans un hôtel à Kuala Lumpur en attendant leur vol vers Téhéran.apnews+2