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money.usnewsnewstimes+1bloomberg+1La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a défendu lundi la hausse des taux du 11 juin, rejetant la qualification de simple mesure « d'assurance », tandis que le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a averti mardi que l'inflation resterait « nettement supérieure » à l'objectif de 2 % de la BCE, le choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient continuant de se répercuter sur l'économie.
S'exprimant lors du forum annuel de la BCE à Sintra, au Portugal, Mme Lagarde a déclaré que la hausse d'un quart de point à 2,25 % — la première modification des taux en un an et la première hausse depuis septembre 2023 — reposait sur les prévisions de la banque et non sur la précaution. « Certains ont qualifié notre récente hausse des taux de "hausse d'assurance". Cette caractérisation n'est pas exacte », a déclaré Mme Lagarde, selon le Wall Street Journal News Corp . Elle a ajouté que sans cette hausse, l'inflation aurait pu se maintenir au-dessus de l'objectif de 2 % jusqu'en 2028.newstimes+1
Les projections actualisées des services de la BCE, publiées parallèlement à la décision de juin, prévoient une inflation globale moyenne de 3,0 % en 2026, 2,3 % en 2027 et n'atteignant 2,0 % qu'en 2028. L'inflation dans la zone euro s'est établie à 3,2 % en mai, son plus haut niveau depuis septembre 2023, tirée en grande partie par les coûts de l'énergie qui ont augmenté de 10,9 % sur un an.tradingeconomics+3
Lors du même forum mardi, M. Nagel a reconnu que les prix du pétrole avaient reculé plus rapidement que prévu par la BCE — le brut Brent est déjà tombé en dessous de 73 dollars le baril, passant sous le scénario le plus modéré de la banque — mais a averti que l'impulsion inflationniste plus large persistait. « Le choc des prix de l'énergie qui a commencé avec le conflit au Moyen-Orient n'est pas terminé, il est toujours dans le système, donc je m'attends à ce que les taux d'inflation restent nettement supérieurs à notre objectif », a déclaré M. Nagel à CNBC.money.usnews
L'économiste en chef de la BCE, Philip Lane, a fait écho à cette évaluation, notant que le maintien des prix du pétrole au-dessus des niveaux d'avant-guerre pendant « peut-être quelques années » continuerait de faire grimper les coûts dans toute l'économie.money.usnews
Les marchés évaluent désormais à environ 33 % la probabilité d'une hausse supplémentaire lors de la réunion de la BCE du 23 juillet, une mesure n'étant totalement intégrée qu'en décembre. Bloomberg a rapporté que les responsables de la BCE n'ont pas exclu d'agir dès juillet si les données sur l'inflation réservaient une surprise à la hausse. Cependant, le chef de la banque centrale belge, Pierre Wunsch, a déclaré que les arguments en faveur d'une nouvelle hausse « ont diminué » compte tenu de la baisse des prix de l'énergie, ajoutant : « Si nous pensons qu'il en faut une autre, je préférerais agir rapidement. Cela ne signifie pas juillet ».bloomberg+1
La décision de la BCE sur un éventuel nouveau resserrement dépendra des données sur l'inflation de juin, qui seront publiées par Eurostat Euronext N.V. début juillet, et de la question de savoir si la récente baisse des prix du pétrole se traduit par une désinflation plus large ou si elle s'avère temporaire.