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aa+1icc-cpireuters+1La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, ont publié mercredi des déclarations coordonnées pour défendre la Cour pénale internationale et sa présidente, Tomoko Akane, au lendemain de l'imposition de sanctions par les États-Unis contre cette dernière et un haut responsable de la cour.
Dans des messages presque identiques sur X, les deux dirigeants de l'UE ont déclaré qu'ils « soutenaient fermement » la CPI et sa présidente. António Costa a écrit que « la CPI aide à rendre justice aux victimes de certains des crimes les plus horribles au monde. Pour mener à bien ce travail essentiel, ses juges et ses fonctionnaires doivent pouvoir agir de manière indépendante et sans pression extérieure ». Ursula von der Leyen a publié un message quasi identique soulignant les mêmes points.aa+2
Ces déclarations interviennent après que le département du Trésor et le département d'État américains ont annoncé mardi des sanctions contre Tomoko Akane, une juge japonaise qui préside la CPI depuis 2024, et Abdoulaye Seye, un avocat principal sénégalais au Bureau du Procureur. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré que ces mesures avaient été prises en vertu d'un décret présidentiel de février 2025, car ces personnes s'étaient « directement engagées dans les efforts de la CPI pour enquêter sur, arrêter, détenir ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n'a pas consenti à la compétence de la CPI ».eualive+2
La CPI elle-même a publié mardi un communiqué qualifiant ces sanctions d'« attaque flagrante contre l'indépendance d'une institution judiciaire impartiale ». La cour a souligné que neuf de ses 18 juges, ses deux procureurs adjoints, l'ancien procureur et un membre du personnel sont désormais sous le coup de sanctions américaines.icc-cpi
Le Japon, pays d'origine de Tomoko Akane et proche allié des États-Unis, a qualifié ces mesures de « très regrettables ». Selon Reuters, le ministère japonais des Affaires étrangères a déclaré avoir « constamment soutenu la CPI dans ses efforts pour poursuivre et punir les crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale ». Les Pays-Bas, qui accueillent la CPI à La Haye, ont également critiqué cette décision, le ministre des Affaires étrangères, Tom Berendsen, déclarant que son pays « désapprouvait les dernières sanctions » et que les tribunaux internationaux « devaient pouvoir exercer librement leur mandat ».reuters+1
Ces sanctions s'inscrivent dans le cadre d'une campagne plus large de l'administration Trump contre la CPI, qui a débuté par un décret présidentiel en février 2025. Les États-Unis ne sont pas partie au Statut de Rome et se sont opposés aux enquêtes de la CPI impliquant du personnel américain en Afghanistan, ainsi qu'aux mandats d'arrêt liés au conflit entre Israël et le Hamas, notamment ceux visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Marco Rubio a qualifié la CPI de « tribunal supranational corrompu et fatalement politisé » qui a « abusivement et malicieusement fait usage de son autorité ».whitehouse+1