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indiatodayindiatodayindiatoday+1Le Centre national de gestion de la dette (NDMC) de l'Arabie saoudite mène des discussions préliminaires avec des banques pour lever au moins 8 milliards de dollars via un nouveau prêt, alors que les retombées économiques de la guerre avec l'Iran pèsent sur les finances du royaume et perturbent son secteur pétrolier, selon Bloomberg. Le géant pétrolier public Saudi Aramco négocie de son côté avec des prêteurs pour un éventuel financement, bien que ces deux séries de discussions puissent ne pas aboutir.indiatoday
Cette recherche de financements intervient après que l'Arabie saoudite a enregistré un déficit budgétaire de 34,3 milliards de riyals, soit environ 9,1 milliards de dollars, au deuxième trimestre 2026. Bien que ce chiffre marque une amélioration par rapport au déficit de 125,7 milliards de riyals enregistré au premier trimestre, la situation budgétaire du royaume reste sous pression en raison des perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz liées à la guerre, des attaques contre les infrastructures énergétiques et de la hausse des coûts d'importation.bloomberg+1
Ce nouveau prêt potentiel s'ajouterait à une dette extérieure déjà en forte hausse. L'Arabie saoudite a déjà levé environ 6 milliards de dollars via des obligations nationales et internationales cette année, tandis qu'Aramco a sollicité les marchés de la dette mondiaux à hauteur de 4 milliards de dollars en janvier. Le Fonds public d'investissement (PIF) du royaume a quant à lui levé 7 milliards de dollars en mai, lors de l'une des premières opérations sur les marchés publics depuis le début de la guerre avec l'Iran.reuters+1
À la fin de l'année dernière, le NDMC a obtenu un prêt syndiqué de 13 milliards de dollars sur sept ans, dans le cadre de ses efforts pour diversifier ses sources de financement au-delà des marchés obligataires conventionnels. Le NDMC a déclaré en mai avoir achevé son plan d'emprunt annuel, couvrant environ 90 % des besoins de financement du royaume, le solde devant être couvert par des financements privés et les marchés locaux.indiatoday
L'économie de l'Arabie saoudite a subi sa plus forte contraction depuis la pandémie au deuxième trimestre, le secteur pétrolier s'étant contracté de près de 25 %, a rapporté Bloomberg. Les attaques de l'Iran contre les infrastructures énergétiques saoudiennes et les menaces des Houthis en mer Rouge ont compliqué les exportations de brut de Riyad, même si un cours moyen du Brent d'environ 87 dollars le baril cette année a apporté un répit partiel.whalesbook+2
Même s'il doit gérer les pressions budgétaires en temps de guerre, le royaume n'a pas renoncé au programme de diversification Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane. L'Arabie saoudite s'est récemment engagée dans un projet de complexe de parcs à thèmes d'environ 7 milliards de dollars près de Paris, et Aramco poursuit un plan de privatisation qui pourrait à terme rapporter jusqu'à 35 milliards de dollars. Dans le cadre de sa dernière stratégie quinquennale, le PIF, fort d'environ 900 milliards de dollars d'actifs, s'oriente vers des transferts d'actifs, des introductions en bourse et des capitaux externes pour financer la transformation économique à long terme du royaume.indiatoday