Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

dw.reuters.dw+1.L'Allemagne maintiendra ses sanctions contre la Russie et travaille avec ses partenaires européens pour en adopter de nouvelles. Berlin l'a annoncé samedi 10 octobre, au lendemain de l'annonce par le président Donald Trump de la levée temporaire des sanctions américaines sur le carburant russe, permettant à Moscou d'expédier du diesel vers les marchés mondiaux.reuters+1
"Le gouvernement fédéral a pris note de la décision américaine concernant les livraisons de diesel russe", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Stefan Kornelius. "Le gouvernement fédéral reste attaché aux décisions sur les sanctions contre la Russie et travaille avec ses partenaires européens sur de nouvelles sanctions". Il a précisé que le soutien de l'Allemagne à l'Ukraine restait inchangé et que les efforts diplomatiques en vue d'un règlement pacifique se poursuivraient.aa+1
Trump a annoncé l'accord vendredi après un appel téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine. Sur Truth Social, il a affirmé que la Russie "fournirait immédiatement" plus de 300 000 tonnes de diesel aux États-Unis et aux marchés mondiaux. Il a ajouté que 500 000 tonnes supplémentaires suivraient en novembre, avec des volumes plus importants par la suite selon l'état des raffineries russes. Les prix du diesel sont proches de niveaux records après la guerre américano-israélienne contre l'Iran, ce qui met les républicains sous pression avant les élections législatives du 3 novembre.dw+2
Samedi, Trump est allé plus loin en appelant l'Ukraine à "trouver un nouveau dirigeant capable de conclure un accord", accusant le président Volodymyr Zelenskyy d'avoir rejeté des accords précédents. Dimanche, le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a répliqué lors d'une réunion de la direction de l'Union chrétienne-démocrate du chancelier Friedrich Merz. Il a déclaré que Berlin "soutiendra pleinement le président dans l'exercice de ses fonctions difficiles". "Nous n'avons pas besoin de moins de pression, nous avons besoin de plus de pression sur Poutine pour qu'il soit prêt à négocier", a-t-il dit. La ministre de l'Éducation, Karin Prien, a été plus directe, écrivant sur X : "Pour quelques litres de diesel. Quelle faillite morale".aa+1
Les responsables allemands ont déclaré que la décision américaine ne changeait rien pour le marché intérieur. Une porte-parole de la ministre de l'Économie, Katherina Reiche, a affirmé que "l'Allemagne soutient pleinement les paquets de sanctions". La porte-parole a ajouté que l'Allemagne n'avait importé aucun pétrole ou produit pétrolier russe depuis l'entrée en vigueur des sanctions de l'UE en 2023 : "nous sommes indépendants du pétrole russe". L'association de l'industrie des carburants et de l'énergie a rappelé que l'interdiction européenne sur le diesel russe, en vigueur depuis le 5 février 2023, s'appliquait toujours. Compte tenu des volumes annoncés, le groupe ne s'attend à aucun effet significatif sur les marchés mondiaux ou sur les prix dans les stations-service allemandes.headtopics+2
L'Allemagne est le plus grand donateur européen de l'Ukraine. Merz s'est rendu à Kiev le 4 octobre et a répété à plusieurs reprises que Berlin ne réduirait pas son soutien. La Grande-Bretagne a également assuré à Zelenskyy qu'elle continuerait à durcir ses propres sanctions contre la Russie, selon un porte-parole de Downing Street. Il reste incertain de savoir quelle quantité de diesel russe atteindra réellement le marché, la Russie étant confrontée à des pénuries internes de carburant et l'Ukraine continuant de frapper les raffineries russes.straitstimes+2