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i24news+1aljazeera+1aljazeeraIsraël, le Liban et les États-Unis ont conclu un accord-cadre au Département d'État vendredi, à l'issue d'une quatrième journée prolongée de négociations indirectes à Washington, marquant ce que les responsables américains ont décrit comme une étape vers un retrait israélien partiel du sud du Liban.
L'accord, que le secrétaire d'État Marco Rubio avait qualifié d'"engagement d'intention" lors de remarques la veille, établit un mécanisme permettant aux unités de l'armée libanaise de se déployer dans des "zones pilotes" désignées, évacuées par les forces israéliennes dans le sud du Liban. L'accord couronne une cinquième série de pourparlers trilatéraux qui a débuté le 23 juin et a été prolongée au-delà de sa conclusion initialement prévue le 25 juin.aljazeera+3
Le cadre s'appuie sur un cessez-le-feu conditionnel convenu lors d'une quatrième série de pourparlers les 2 et 3 juin, au cours de laquelle Israël et le Liban se sont engagés à créer des zones pilotes où les Forces armées libanaises "prendraient le contrôle exclusif du territoire à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques". Cet accord laissait en suspens le calendrier et l'ampleur d'un éventuel retrait israélien.bbc+1
Avant les pourparlers de cette semaine, le cabinet libanais a approuvé à l'unanimité une résolution autorisant sa délégation à Washington à "entreprendre les actions nécessaires pour atteindre le résultat souhaité", tout en stipulant que tout accord nécessite l'approbation complète du cabinet en vertu de l'article 52 de la Constitution libanaise. L'autorisation, signée par le secrétaire général du cabinet, le juge Mahmoud Makkiya, incluait le soutien de ministres alignés sur le duo politique chiite du Hezbollah et du mouvement Amal.dailybeirut
L'accord fait face à des défis immédiats. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré vendredi que l'armée "ne se retirera pas" des zones occupées du sud du Liban, tandis que le ministre de la Défense, Israël Katz, a déclaré à plusieurs reprises qu'Israël ne quitterait pas sa zone de sécurité. Reuters a rapporté jeudi que de hauts responsables israéliens et libanais ont démenti une affirmation américaine selon laquelle Israël s'était déjà retiré d'une partie de sa zone tampon.reuters+3
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, s'exprimant vendredi, a exigé qu'"Israël doit partir inconditionnellement" de tout le territoire libanais et a averti que "personne n'a le droit de signer quoi que ce soit ou d'accepter quoi que ce soit" qui impose des conditions à la souveraineté du Liban.aljazeera+1
Les pourparlers se déroulent dans le contexte d'un protocole d'accord plus large entre les États-Unis et l'Iran signé le 18 juin, dont l'Iran insiste sur le fait qu'il exige un retrait israélien complet du Liban. Les États-Unis ont soutenu que la voie Israël-Liban devait se poursuivre en tant que négociation bilatérale entre les deux gouvernements souverains. Rubio a souligné jeudi que Washington ne négocierait qu'avec le gouvernement élu du Liban, "pas avec le Hezbollah".latimes+3
La France et l'Italie ont annoncé jeudi leur intention d'établir une coalition multinationale pour remplacer la force de maintien de la paix de l'ONU, la FINUL, dont le mandat prend fin le 31 décembre.aljazeera