Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

mitradetmgm+1aljazeera+1Alors que l'Europe endure un nouvel été éprouvant — avec plus de 1 300 décès en excès signalés depuis le 21 juin et des records de température battus à travers le continent — ING tire la sonnette d'alarme : les vagues de chaleur récurrentes ne sont plus une simple nuisance météorologique, mais une menace économique structurelle pour la zone euro.
Carsten Brzeski, responsable mondial de la macroéconomie chez ING, a fait valoir dans une note publiée ce week-end que l'ancienne vision des vagues de chaleur comme des coûts temporaires et assurables « devient obsolète ». Citant une étude de 2021 sur les années les plus chaudes en Europe, Brzeski a noté que les pertes de PIB à l'échelle du continent dues à la seule baisse de la productivité du travail s'élèvent à 0,3–0,5 % de la production, dépassant 1 % dans les régions les plus exposées.mitrade
Cet avertissement s'appuie sur un document conjoint de l'Université de Mannheim et de la Banque centrale européenne analysant les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations de 2025, qui estime que l'économie européenne a perdu environ 0,3 % de sa production. Ce dommage pourrait atteindre un cumul de 0,8 % d'ici 2029 une fois pris en compte les effets de la perte de productivité, des perturbations de la chaîne d'approvisionnement et de la baisse des revenus touristiques.mitrade
L'analyse a des implications directes pour la politique monétaire. Brzeski a cité des recherches antérieures de la BCE estimant que les vagues de chaleur et la sécheresse pourraient faire grimper l'inflation alimentaire de 0,4 à 0,9 point de pourcentage, un effet qui pourrait potentiellement doubler au cours des 30 prochaines années. Alors qu'ING prévoit déjà une probabilité supérieure à 50 % de deux hausses de taux de la BCE cet été — présentées comme une « assurance » pour ne pas être pris de court — les chocs d'offre liés au climat risquent de rendre l'inflation sous-jacente plus persistante que ce que prévoient les décideurs politiques.tmgm+1
Pour l'avenir, Brzeski a souligné les frictions potentielles dans la chaîne d'approvisionnement dues aux bas niveaux d'eau sur les principaux fleuves, aux chemins de fer et autoroutes touchés, ainsi qu'aux pertes de productivité plus larges, comme autant de canaux spécifiques par lesquels la chaleur de cet été pourrait peser sur la production.mitrade
Cet avertissement économique survient dans un contexte de crise à l'échelle du continent. L'Organisation mondiale de la santé a déclaré que plus de 1 300 décès en excès ont été documentés en Europe depuis le 21 juin. La France a enregistré sa journée de juin la plus chaude jamais vue le 23 juin, et dimanche, les températures ont atteint 40 °C dans certaines parties de l'Allemagne, de la Pologne et de la République tchèque. L'Organisation météorologique mondiale a confirmé qu'un dôme de chaleur étendu a battu de nombreux records à travers le continent.aljazeera+3
Le service Copernicus sur le changement climatique a rapporté que le phénomène de vague de chaleur a commencé dès la fin mai, lorsque l'ouest de la France, l'Angleterre et le Pays de Galles ont connu des températures moyennes quotidiennes supérieures de plus de 10 °C à la normale. Les scientifiques de l'initiative World Weather Attribution ont conclu que les émissions de combustibles fossiles ont « rapidement aggravé » les vagues de chaleur européennes au cours des dernières décennies.worldweatherattribution+1