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i24newsjfeedjfeed+1Des avions de combat israéliens ont frappé mardi la base aérienne militaire d'Abou al-Douhour, dans le nord-ouest de la Syrie. Une opération qui, selon l'ambassadeur des États-Unis en Turquie, Tom Barrack, « comportait un risque réel d'escalade rapide vers une confrontation militaire directe entre Israël et la Turquie, ainsi qu'avec la Syrie ».i24news
La frappe, consistant en huit raids distincts sur la piste et les installations de stockage de la base située près d'Alep, à environ 70 kilomètres de la frontière turque, a exacerbé une rivalité déjà volatile entre le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président turc Recep Tayyip Erdogan pour l'influence dans la Syrie de l'après-Assad.ilfoglio
Le bureau de Netanyahou a confirmé la frappe, déclarant que la Syrie était « sur le point de violer » les accords de sécurité entre les deux pays en permettant aux forces turques de se déployer sur la base aérienne. « Israël a averti la Syrie à plusieurs reprises qu'un tel déploiement constituerait une menace pour sa sécurité. La Syrie a choisi d'ignorer ces avertissements », indique le communiqué.jfeed
Selon Il Foglio, la cible a été soigneusement choisie : Abou al-Douhour n'était pas encore pleinement opérationnelle, contrairement à la base voisine de Taftanaz qui accueille un important contingent de soldats turcs. Une délégation d'Ankara s'était rendue sur la base quelques heures avant les frappes pour inspecter les travaux d'entretien de la piste.ilfoglio
Tom Barrack a déclaré à i24NEWS que les forces turques « ne savaient pas que des avions israéliens étaient en route » et auraient pu faire décoller leurs propres chasseurs en pensant être attaquées. Il a qualifié l'absence de canaux de communication fiables entre les parties de risque inutile et a précisé que les États-Unis menaient des « discussions discrètes » sur le renouvellement d'un mécanisme de déconfliction.i24news
Erdogan a rejeté les justifications d'Israël, les qualifiant de sans fondement, et a accusé Netanyahou de fabriquer des menaces « pour poursuivre sa politique et saper la stabilité de la région à l'approche des élections israéliennes prévues le 27 octobre ». Il s'est engagé à ce que la Turquie « poursuive résolument sa coopération légitime avec le gouvernement syrien ».jfeed
Le président turc a également fait part de son intention de se rendre à Damas, renforçant ainsi le partenariat d'Ankara avec le gouvernement d'Ahmed al-Sharaa, une initiative qui souligne les visions divergentes d'Ankara et de Jérusalem pour l'avenir de la Syrie.
Cette confrontation revêt une dimension politique interne pour Netanyahou, confronté à une campagne de réélection difficile. Son équipe de campagne a installé des panneaux publicitaires montrant Erdogan aux côtés d'autres dirigeants adverses, avec cette légende : « Ils veulent que Netanyahou perde ».scmp
Mais contrairement à l'Iran ou au Hamas, la Turquie est membre de l'OTAN et son président entretient des relations chaleureuses avec le président Donald Trump. L'ambassadeur de Trump à Ankara a publiquement condamné Israël pour ces frappes, et Tom Barrack a souligné que « toutes les parties doivent faire preuve de patience » pour trouver une solution durable.i24news+1
Cet incident met en lumière les limites de la stratégie de Netanyahou. Comme l'a souligné le South China Morning Post, menacer directement la Turquie « risque de se transformer en un jeu à haut risque » compte tenu de la structure des alliances d'Ankara et de ses propres intérêts de sécurité légitimes le long de la frontière syrienne.ilfoglio+1