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play1037+1play1037+1play1037+1Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a chuté de manière spectaculaire alors que les espoirs d'un règlement diplomatique entre les États-Unis et l'Iran continuent de s'amenuiser, provoquant une flambée des prix du pétrole sur fond de craintes renouvelées de perturbations prolongées de l'approvisionnement.
Les passages confirmés de navires de transport de matières premières par Ormuz sont tombés de 15 vendredi à 11 samedi, puis à seulement six dimanche, selon les données du cabinet d'analyse maritime Kpler. Lundi, seuls sept navires ont traversé le détroit, un chiffre bien inférieur à la moyenne récente sur 10 jours d'environ 12 navires, et une infime fraction des quelque 98 transporteurs qui empruntaient quotidiennement le détroit avant le début du conflit en février.play1037+2
Ce déclin fait suite à l'évanouissement des espoirs d'un accord imminent entre l'Iran et l'Oman pour rouvrir le détroit, par lequel transite environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré lundi que les discussions avec l'Oman n'avaient pas été finalisées et a réaffirmé qu'une réouverture complète nécessiterait la levée des sanctions américaines, le retrait des menaces militaires et des compensations pour les dommages de guerre. Téhéran a également exclu toute discussion directe avec Washington, invoquant des violations présumées d'un accord intérimaire conclu en juin.investing+1
Les contrats à terme sur le baril de Brent ont clôturé en hausse de 4,17 dollars, soit 4,99 %, à 87,72 dollars lundi, signant leur plus forte progression quotidienne en pourcentage depuis le 29 juillet. Mardi, les prix ont poursuivi leur ascension, le Brent s'échangeant au-dessus de 89 dollars, alors que de nouvelles inquiétudes sur l'offre sont venues s'ajouter aux perturbations dans le détroit d'Ormuz.aa+2
Le président Donald Trump a refusé lundi de donner des précisions sur les prochaines étapes des négociations avec l'Iran, tout en laissant entendre que Washington conservait la possibilité de recourir à une escalade militaire en cas d'échec des discussions. « Vous le saurez bien assez tôt », a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur la suite des événements, après avoir qualifié les récentes négociations de « dernière chance » pour l'Iran. Sur Truth Social, Donald Trump a exigé que l'Iran verse des compensations pour « toutes les personnes qu'ils ont tuées » au cours des 50 dernières années.investing+1
Bloomberg a rapporté que Donald Trump est passé de la promotion d'un accord de paix imminent à une posture plus discrète, pariant sur le fait que la pression économique exercée par le blocus naval américain finira par forcer la main de Téhéran.energynow
Au-delà d'Ormuz, de multiples menaces pèsent sur l'offre mondiale de pétrole. Les forces rebelles houthis, soutenues par l'Iran, ont revendiqué des attaques contre la raffinerie de Jazan de Saudi Aramco, repoussant au 30 août son redémarrage prévu à hauteur de 400 000 barils par jour. Les Émirats arabes unis ont signalé que 15 de leurs navires avaient été attaqués lors de leur passage par Ormuz depuis le début du conflit. En Libye, des frappes de drones sur des installations pétrolières à Zaouïa ont conduit la National Oil Corporation à avertir qu'elle pourrait déclarer l'état de force majeure et suspendre les activités de la raffinerie.play1037+1
Par ailleurs, les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis ont diminué de 6,1 millions de barils la semaine dernière pour s'établir à 298,7 millions de barils, leur plus bas niveau depuis janvier 1983, dans le cadre d'un déstockage international coordoné de 400 millions de barils destiné à pallier les ruptures d'approvisionnement.aa+1
« Trump pense peut-être qu'il a le temps de laisser monter la pression sur l'Iran », a écrit Grant Smith de Bloomberg. « Mais avec des réserves de carburant qui s'amenuisent à l'approche de l'hiver, le marché pétrolier pourrait ne pas lui accorder autant de temps qu'il le croit ».energynow