Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

euronews+1apnewseuronewsL'Iran a déclaré lundi que le détroit d'Ormuz resterait fermé tant que les États-Unis ne satisferaient pas à un ensemble de conditions strictes. Téhéran durcit ainsi sa position de négociation plus de cinq mois après le début d'un conflit qui paralyse l'un des points de passage énergétiques les plus stratégiques de la planète.
« Il appartient à la partie américaine de cesser ses actions illégales et destructrices et d'en réparer les préjudices », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, lors d'un point de presse, en référence au blocus naval américain des ports iraniens. Il a ajouté que « tant que le blocus naval américain se poursuivra… les conditions nécessaires pour affirmer que le détroit d'Ormuz est redevenu une voie navigable sûre ne seront pas réunies ».euronews+1
Les conditions posées par l'Iran pour la réouverture du détroit comprennent la levée du blocus naval américain et des sanctions économiques, le retrait des forces militaires américaines de la région, le versement de compensations pour les dommages de guerre et le dégel des avoirs iraniens. Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran, a exposé ces exigences samedi, appelant également à un arrêt définitif des hostilités contre l'Iran et ses alliés au Liban, au Yémen, en Irak et dans les territoires palestiniens.apnews+2
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré séparément que les discussions avec Oman pour définir de nouvelles voies de navigation dans le détroit étaient dans leur « phase finale », tout en soulignant qu'un tel accord n'entraînerait pas la réouverture de la voie d'eau. Esmail Baghaei a réitéré cette distinction lundi, précisant que les discussions avec Oman concernent la sécurité des routes maritimes et ne constituent « qu'un processus bilatéral » distinct des conditions politiques fixées par Téhéran à Washington.reuters+2
Le président Trump, qui était selon certaines informations sur le point d'ordonner la reprise des opérations de combat il y a une semaine, a adopté un ton nettement différent dans un entretien accordé à Axios publié dimanche. « Nous jouons la carte de la discrétion », a déclaré Donald Trump. « Nous ne négocions qu'à moitié avec eux. Nous nous contentons d'observer l'Iran avec sa terrible inflation et le fait qu'ils n'ont plus d'argent ».axios
Donald Trump a comparé ce bras de fer à « une partie d'échecs », une métaphore que le porte-parole iranien a retournée contre Washington lundi, affirmant que les Iraniens avaient prouvé qu'ils étaient des « joueurs d'échecs professionnels ». Le vice-président JD Vance a déclaré samedi à Fox News que l'administration déployait des « outils diplomatiques, économiques et militaires » pour parvenir à une résolution.euronews+1
L'impasse a fait grimper les prix du pétrole lundi. Les contrats à terme sur le baril de Brent ont augmenté de plus de 1 %, alors que le blocus naval américain continuait de se resserrer. Le Commandement central des États-Unis a indiqué avoir dérouté 55 navires commerciaux des ports iraniens en date de dimanche, contre 35 une semaine plus tôt. Le trafic maritime dans le détroit s'est effondré pour atteindre à peine huit passages confirmés en une seule journée, une fraction des quelque 130 transits quotidiens enregistrés avant le début de la guerre fin février.cnbc+1
Le détroit achemine habituellement environ un cinquième du pétrole commercialisé dans le monde, et sa fermeture est devenue ce que les analystes décrivent comme la conséquence la plus durable de la guerre. Ce bras de fer s'invite également dans la politique intérieure américaine à l'approche des élections de mi-mandat en novembre, les démocrates critiquant la gestion du conflit par l'administration alors que les prix de l'énergie restent élevés. « Chaque jour qui passe sans avancée rend les courtiers un peu plus prudents », a déclaré Tim Waterer, analyste en chef des marchés chez KCM Trade, à Al Jazeera.aljazeera+2