Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

reuters+1cnbcaljazeera+1Le Premier ministre canadien Mark Carney a salué jeudi la perspective que le Canada devienne le premier membre associé de l'Union européenne, déclarant devant le Parlement européen à Strasbourg que "l'Europe et le Canada sont forts chacun de leur côté. L'Europe et le Canada sont encore plus forts ensemble".reuters+1
L'intervention de Carney est intervenue au lendemain de la proposition de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de faire du Canada un membre associé du bloc, un statut qui n'existe pas actuellement dans les traités de l'UE et qui devrait être créé et ratifié par les États membres. Le discours a également fait suite à une mise en garde sévère du président américain Donald Trump, qui a qualifié la proposition de "ridicule" et a menacé d'imposer "des droits de douane très sérieux ou d'arrêter de commercer avec l'Europe sur de nombreux points" s'il considérait cet arrangement comme un "acte hostile".aljazeera+2
S'exprimant en anglais, en français et en allemand, Carney a présenté un programme ambitieux pour une intégration plus profonde couvrant les minéraux critiques, la défense, l'intelligence artificielle, la sécurité énergétique, l'espace et le commerce numérique. Il a appelé à un "commerce numérique fluide pour les biens non agricoles et une large gamme de services" et a proposé de permettre aux jeunes des deux côtés de vivre, travailler et étudier outre-Atlantique, notamment par le biais de la participation aux programmes Erasmus+ et Horizon de l'UE.cnn+1
"Je ne propose pas un troisième bloc pour devenir un rival de grande puissance, mais simplement avec de meilleures manières", a déclaré Carney sous les rires de l'assemblée. "Nous ne cherchons pas le pouvoir pour dominer les autres. Au contraire, nous recherchons la résilience afin que personne ne puisse contrôler nos marchés ouverts, nuire à notre souveraineté, menacer notre intégrité territoriale ou saper nos libertés, nos démocraties et notre État de droit".pbs+1
Bien que Carney n'ait pas mentionné Trump ou les États-Unis par leur nom lors de son discours, le sous-texte était sans équivoque. Le Canada exporte environ 70 % de ses produits vers les États-Unis, ce qui le rend très exposé aux droits de douane de Trump, et les relations entre Ottawa et Washington ont atteint un niveau historiquement bas.pbs
Interrogé par la suite sur les commentaires de Trump, Carney a été direct. "Les Canadiens sont unis sur le fait que personne ne nous dira quelle langue nous parlons. Personne ne dictera notre culture ou avec qui nous pouvons conclure des accords à l'échelle internationale", a-t-il déclaré aux journalistes. Il a reconnu que le "statut de membre associé" restait à définir et a précisé que les législateurs canadiens débattraient et voteraient sur la structure finale de toute alliance.qz+1
La Commission européenne a défendu la proposition. "Le renforcement proposé de notre partenariat avec le Canada n'est dirigé contre personne, mais vise notre force commune", a déclaré le porte-parole Olof Gill.aljazeera
Les deux parties devraient discuter plus en détail de la relation proposée lors d'un sommet UE-Canada à Montréal les 29 et 30 octobre. Le Canada a déjà pris des mesures concrètes vers des liens plus étroits avec l'Europe, devenant plus tôt cette année le premier pays non européen à rejoindre le programme d'acquisition de défense SAFE de l'UE, doté de 150 milliards d'euros.qz+1
L'Allemagne a fait preuve d'une certaine prudence, un porte-parole du gouvernement déclarant que Berlin était ouvert à la "discussion de nouveaux modèles" mais suggérant que le terme "membre associé" devrait être reconsidéré. L'accord de libre-échange UE-Canada, connu sous le nom de CETA, qui a éliminé 99 % des lignes tarifaires lors de son entrée en vigueur provisoire en 2017, attend toujours la ratification de dix États membres de l'UE, dont la France, l'Italie et la Pologne.cnbc+1
Carney a reçu une ovation debout après ses remarques. Un parlementaire européen avait revêtu un maillot de hockey canadien.pbs