Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

bloomberginvestinginvesting+1Les décideurs de la Banque centrale européenne évaluent l'opportunité de relever à nouveau les taux d'intérêt le mois prochain, alors que les coûts de l'énergie alimentés par la guerre maintiennent l'inflation au-dessus de l'objectif de 2 %, les avis divergeant sur l'agressivité de l'action à mener.
Yannis Stournaras, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré samedi que la banque centrale devait rester « vigilante » face aux risques de hausse de l'inflation, mais qu'elle devait éviter d'agir à la hâte, selon Bloomberg. S'exprimant en marge d'une réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux européens à Dublin, le chef de la banque centrale grecque a indiqué qu'une hausse des taux en octobre ne pouvait être exclue si les coûts de l'énergie s'envolaient ou si les données sur l'inflation de septembre se détérioraient.bloomberg+1
Cependant, Stournaras a indiqué que si l'incertitude persistait, les décideurs « peuvent se permettre de faire une pause et d'attendre la prochaine série de prévisions plutôt que de se précipiter ». Il a évoqué une vague continue de chocs d'offre, parallèlement aux pressions sur la demande résultant de l'expansion budgétaire et de l'essor des investissements dans l'intelligence artificielle, pour justifier cette prudence continue.investing
Les marchés financiers anticipent actuellement une forte probabilité d'une hausse d'un quart de point du taux de dépôt à 2,75 % lors de la prochaine réunion de la BCE, avec des attentes de resserrement supplémentaire par la suite. Stournaras a noté que des signes de ralentissement de l'activité ou une éventuelle résolution diplomatique au Moyen-Orient, qui pourrait rapidement faire baisser les prix de l'énergie, pèseraient contre de nouvelles hausses.investing
Le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, a formulé une critique plus vive vendredi, affirmant que les hausses de taux de la BCE ne s'attaquent pas à la hausse des prix à la consommation dans la zone euro. Giorgetti a soutenu que l'inflation provient d'un choc d'offre plutôt que d'une « économie en surchauffe » et d'une « demande excessive » qui nécessiteraient une politique monétaire restrictive. Il a averti que l'inflation continuerait de grimper si les deux guerres en cours persistaient, créant de nouvelles difficultés pour les ménages et les entreprises.investing
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, également présente à Dublin, a refusé de commenter les prochaines décisions de la banque, mais a souligné que les taux d'intérêt n'évoluent pas au même rythme que les prix de l'énergie. La BCE a déjà relevé ses taux à deux reprises depuis le début de la guerre en Iran.investing+1
ING, l'une des plus grandes banques d'Europe, s'attend à ce que la BCE procède à une dernière hausse de taux « d'assurance » lors de sa réunion de décembre 2026, citant des « messages faucons cachés » dans les prévisions de la BCE et le risque qu'un baril de pétrole proche de 100 dollars maintienne l'inflation à un niveau élevé. La banque considère toute mesure en décembre comme un ajustement final plutôt que comme une nouvelle campagne de hausse, qualifiant d'« exagérées » les attentes du marché concernant au moins deux hausses supplémentaires en 2027, à moins que les prix du pétrole ne déclenchent des effets de second tour plus larges sur l'inflation.finimize