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marketscreener+1aljazeera+1cnbcBank of America a relevé mardi ses prévisions de prix pour le brut Brent à 83 dollars le baril pour le second semestre 2026, alors que les perturbations persistantes dans le détroit d'Ormuz continuent de remodeler les marchés mondiaux de l'énergie. La banque a également fixé une prévision pour 2027 à 75 dollars le baril.marketscreener+2
Francisco Blanch, responsable des matières premières et des dérivés chez Bank of America, a déclaré lors d'une intervention sur CNBC que "la plus grande source de douleur en ce moment est le marché du diesel", soulignant la faiblesse des stocks et les marges de raffinage élevées qui ont poussé les prix du diesel aux États-Unis à leurs plus hauts niveaux depuis l'été 2022.chrobinson+1
La révision des prévisions reflète l'impact durable de la crise du détroit d'Ormuz, qui a débuté fin février 2026 lorsque l'Iran a bloqué cette voie navigable cruciale à la suite de frappes aériennes américaines et israéliennes. Le trafic à travers ce goulot d'étranglement de 33 kilomètres a chuté d'environ 95 pour cent par rapport aux niveaux d'avant-crise, avec une moyenne de seulement cinq navires par jour passant entre la mi-juillet et fin août, contre plus de 100 auparavant.aljazeera+1
Cette perturbation a retiré des millions de barils par jour des routes d'approvisionnement mondiales. Un rapport du Congressional Research Service a noté que les attaques iraniennes périodiques contre le transport maritime et les frappes de représailles américaines avaient "gravement perturbé" le trafic pendant la majeure partie des cinq mois précédents jusqu'au début du mois d'août. La Banque mondiale a estimé que la production pétrolière mondiale avait chuté de 6,9 millions de barils par jour en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, soit la plus forte baisse trimestrielle jamais enregistrée.blogs.worldbank+1
Bien que les prix du brut aient fait la une des journaux, M. Blanch a souligné à plusieurs reprises que la pression sur les produits raffinés était le problème le plus aigu. Lors d'une intervention sur Bloomberg en août, il a averti que les prix de l'essence et du diesel aux États-Unis "pourraient augmenter davantage car les stocks sont très bas". Les spreads du diesel, soit la marge entre le pétrole brut et le diesel raffiné, se sont élargis alors qu'une forte demande se heurte à une capacité de raffinage contrainte et à une disponibilité limitée des produits.bloomberg+1
La pénurie de carburant s'est répercutée sur l'ensemble de l'économie. La hausse des coûts du diesel se répercute directement sur les prix du fret et de l'alimentation, une dynamique que les analystes de BofA considèrent comme susceptible de persister jusqu'en 2027. M. Blanch a noté que les prix du pétrole pourraient baisser l'année prochaine si la situation dans le détroit d'Ormuz se normalise, mais a averti que le chemin vers la normalisation reste incertain.247wallst+1
La révision de mardi marque la dernière d'une série d'ajustements à la hausse effectués par Bank of America depuis le début de la crise. En mars, la banque avait relevé sa prévision pour le Brent sur l'ensemble de l'année 2026 de 61 à 77,50 dollars, modélisant des scénarios allant de 70 dollars si les flux se normalisaient rapidement à 85 dollars si le conflit se prolongeait au-delà du deuxième trimestre. Ces scénarios optimistes ont depuis été dépassés par les événements, la perturbation dépassant désormais les six mois et les prévisions de la banque augmentant en conséquence.oilandgas360