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reuters+1Newsmax+1reutersLes États-Unis et l'Iran se disputent publiquement des éléments fondamentaux de l'accord-cadre qu'ils ont signé la semaine dernière pour mettre fin à leur guerre, chaque partie offrant des récits très différents sur ce qui a été convenu concernant les inspections nucléaires et l'utilisation des avoirs iraniens dégelés.
Le vice-président JD Vance a déclaré aux journalistes lundi au complexe de Burgenstock, en Suisse, que "les Iraniens ont accepté d'inviter les inspecteurs de l'AIEA à revenir dans leur pays", qualifiant cela de "jalon majeur pour le peuple américain". Quelques heures plus tard, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré qu'il n'existait aucun protocole pour de telles inspections et que l'Iran n'avait tenu aucune réunion avec le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, en Suisse.timesofisrael+1
Le président Trump a intensifié le différend mardi, publiant sur Truth Social que "l'Iran a pleinement et complètement accepté le plus haut niveau d'inspections nucléaires pour un avenir lointain (Infini !!!)" et avertissant que "s'ils n'acceptaient pas cela, il n'y aurait plus de négociations". L'Iran a nié que son programme nucléaire ait même été un sujet de discussion lors des pourparlers.Internazionale+1
Les deux parties sont également en désaccord sur ce que l'Iran peut faire avec des milliards d'avoirs gelés à l'étranger. Trump a écrit sur Truth Social que le département du Trésor libérerait les avoirs iraniens "sous séquestre, contrôlé par les États-Unis, et qu'ils seraient utilisés pour l'achat de nourriture et de fournitures médicales, exclusivement auprès des États-Unis, y compris du maïs, du blé et du soja provenant de nos grands agriculteurs américains".Newsmax
Vance a crédité Jared Kushner d'avoir conçu l'arrangement, affirmant que le Qatar superviserait le processus. Mais le gouverneur de la Banque centrale d'Iran, Abdolnaser Hemmati, a catégoriquement rejeté cette affirmation, déclarant que l'Iran "n'a aucune obligation d'acheter des produits agricoles aux États-Unis selon le protocole d'accord". Baghaei a ajouté que tout achat serait basé sur "les prix et la qualité", et non sur des conditions dictées par Washington.dtnpf+2
Les désaccords menacent de saper le protocole d'accord de cessez-le-feu de 60 jours signé la semaine dernière, en vertu duquel Washington a accepté de lever les sanctions contre l'Iran, permettant à Téhéran de vendre du pétrole et de recevoir des paiements. Le cadre lui-même ne fixe aucune limite au programme nucléaire iranien — cette question est censée être résolue au cours de la fenêtre de négociation de 60 jours, selon Reuters.reuters+1
L'ambassadeur d'Iran auprès de l'ONU à Genève, Ali Bahreini, a déclaré que des "progrès satisfaisants" avaient été réalisés et que deux groupes de travail seraient établis dans les prochains jours pour se concentrer sur la levée des sanctions et les activités nucléaires. Mais Trump a averti mardi qu'il "ferait ce qu'il a à faire" si Téhéran "se comporte mal", soulignant la précarité d'un accord fondé sur des récits concurrents.ST