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thenationalnews+1thenationalnewsreutersL'Europe aborde la saison de chauffage hivernale avec des stocks de gaz au plus bas depuis plus de deux décennies. Les perturbations des flux de GNL en provenance du Moyen-Orient et l'intensification de la concurrence mondiale pour des cargaisons rares laissent présager une forte hausse des prix de l'énergie dans les mois à venir.
Début septembre, les réservoirs de gaz de l'UE étaient remplis à environ 66 %, soit bien en dessous de la moyenne sur temps normal d'environ 83 % pour cette période de l'année. Selon CNBC, ce déficit accentue le risque que la concurrence avec l'Asie pour l'approvisionnement ne pousse les prix du gaz européen au-dessus de 100 euros le mégawattheure pour la première fois depuis la crise énergétique de 2022. En Asie de l'Est, les prix spot du GNL sont déjà à leur plus haut niveau depuis que la Russie a réduit ses livraisons de gaz à l'Europe il y a quatre ans.thenationalnews+2
La crise découle en grande partie du conflit en cours au Moyen-Orient. Les installations de GNL du Qatar à Ras Laffan, qui fournissent un cinquième du GNL mondial, ont subi des dommages lors d'attaques iraniennes, mettant hors service 17 % de leur capacité pour plusieurs années. Contrairement au pétrole brut, le GNL ne peut pas être acheminé par des pipelines de contournement, et la rentabilité du passage de méthaniers vulnérables par le détroit d'Ormuz est défavorable : un méthanier coûte environ 240 millions de dollars mais ne transporte que l'équivalent de 114 millions de dollars de cargaison aux prix actuels.thenationalnews
QatarEnergy a prolongé jusqu'au début du mois de novembre son état de force majeure sur les livraisons de GNL à destination du Pakistan, du Bangladesh et de la société italienne Edison. Le Bangladesh a payé 28,03 dollars par million de British thermal units (BTU) pour des cargaisons spot, ce qui équivaut à 163 dollars le baril de pétrole.thenationalnews
La crise énergétique dépasse le cadre du gaz naturel. Reuters a rapporté que le fioul lourd utilisé par les navires et les centrales électriques fait face à un déficit de 218 000 barils par jour au cours du trimestre actuel, selon Energy Aspects, ce qui constitue le premier déficit de ce type depuis 2025. L'Agence internationale de l'énergie estime qu'environ un cinquième de la capacité de raffinage du Moyen-Orient, soit quelque 9,6 millions de barils par jour, a été mise hors service par les hostilités. Les frappes de drones ukrainiens sur les raffineries russes ont encore restreint l'offre de diesel, incitant la Russie à interdire les exportations de ce carburant.oilprice+1
Les stocks d'essence et de diesel étant à des niveaux historiquement bas, les raffineurs du monde entier privilégient ces carburants au détriment de la production de fioul lourd. « Les stocks d'essence et de diesel historiquement bas vont inciter les raffineurs du monde entier à maximiser le fonctionnement de leurs unités secondaires avec davantage de barils de charge de fioul lourd, ce qui va resserrer l'équilibre du marché du fioul lourd », a déclaré Royston Huan, analyste chez Energy Aspects, à Reuters.oilprice
Au Royaume-Uni, l'Ofgem a confirmé le 26 août que le plafond des prix de l'énergie domestique augmenterait de 4 % à partir d'octobre, ce qui portera la facture annuelle d'un ménage moyen à 1 723 £, soit une hausse de 60 £. Les prix de gros du gaz ayant atteint un nouveau sommet en trois ans, de nouvelles hausses allant jusqu'à 10 % en janvier sont largement anticipées. Les nouvelles capacités de GNL provenant des États-Unis, du Nigeria et du Canada devraient détendre le marché mondial à partir de la fin de l'année 2027, mais pour l'instant, comme l'a écrit Robin Mills dans The National, les décideurs européens en sont réduits à « surveiller anxieusement le baromètre » à l'approche de l'hiver.telegraph+3