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reutersreuters+1reuters+1Des jours de spéculations intenses sur une éventuelle mégafusion pharmaceutique de 400 milliards de dollars ont pris fin brutalement mercredi lorsqu'une source haut placée proche du dossier a déclaré à Reuters qu'il n'y avait « aucune discussion » entre AstraZeneca et Bristol Myers Squibb Bristol-Myers Squibb Company concernant un accord.reuters
« Il n'y a pas d'accord entre AstraZeneca et BMS. Il n'y a jamais eu d'accord à conclure et il n'y a aucune discussion entre les deux entreprises », a déclaré la source sous couvert d'anonymat.aol
Ce démenti a fait chuter l'action Bristol Myers de 1,4 % lors des échanges avant-bourse, tandis que le titre AstraZeneca a progressé de 5,6 %, effaçant partiellement les pertes enregistrées plus tôt dans la semaine.seekingalpha
Le Financial Times a été le premier à rapporter ce week-end que les deux groupes pharmaceutiques étaient en discussions depuis plusieurs mois au sujet d'un rapprochement qui pourrait déboucher rapidement sur un accord, ou échouer. Reuters a confirmé dimanche, citant une personne proche du dossier, que des discussions préliminaires avaient eu lieu concernant une éventuelle opération qui créerait un géant pharmaceutique d'une valeur combinée de près de 400 milliards de dollars.tradingview+1
Mardi, Semafor a rapporté que les discussions restaient actives mais nécessiteraient qu'AstraZeneca prenne des engagements fermes en matière d'investissements aux États-Unis, de dépenses de recherche, de production et d'emplois.tradingview
Les premières informations ont provoqué une nette divergence des cours boursiers des deux sociétés. L'action AstraZeneca a chuté d'environ 9 % lundi, sa plus forte baisse depuis 2020, les investisseurs et analystes se demandant pourquoi un groupe doté de l'un des portefeuilles de développement les plus solides du secteur chercherait une acquisition d'une telle ampleur. En revanche, l'action Bristol Myers s'est maintenue à un niveau relativement stable, les investisseurs considérant l'entreprise comme la bénéficiaire probable d'un éventuel rapprochement.thestreet+1
Les analystes se sont montrés ouvertement critiques. Jefferies a indiqué à ses clients être « un peu perplexe » face aux discussions rapportées, tandis que Citi les a qualifiées de surprise compte tenu du portefeuille « de premier ordre » d'AstraZeneca. TD Cowen a estimé qu'un rapprochement avec Bristol Myers diluerait la croissance des ventes d'AstraZeneca de deux points de pourcentage entre 2027 et 2032.thestreet
Au-delà du scepticisme des investisseurs, le projet de fusion se heurtait à d'importants obstacles réglementaires. Les deux entreprises possèdent de larges portefeuilles oncologiques chevauchants, notamment Opdivo de Bristol Myers et Imfinzi d'AstraZeneca, ce qui aurait suscité un examen approfondi de la part des autorités de la concurrence aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe. Bristol Myers est également confrontée à une baisse imminente de ses brevets, Eliquis et Opdivo, qui représentaient ensemble environ la moitié de ses ventes mondiales en 2025, devant perdre leur exclusivité vers 2028.biospace+1
Le directeur général d'AstraZeneca, Pascal Soriot, a précédemment déclaré que l'entreprise n'avait pas besoin d'acquisitions majeures pour atteindre son objectif de 80 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel d'ici 2030.oncodaily