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bbcyoutube+1bbcLe président Donald Trump a tenu mardi sa première réunion en tête-à-tête avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, une rencontre diplomatique qui a eu lieu à quelques kilomètres seulement de la prison de New York où le dirigeant déchu Nicolás Maduro attend son procès pour trafic de drogue.bbc+1
La réunion, à laquelle ont également participé le secrétaire d'État Marco Rubio et la chef de cabinet de la Maison Blanche, Susie Wiles, a suivi le discours de Trump devant l'Assemblée générale plus tôt dans la journée, au cours duquel il a déclaré que les États-Unis et le Venezuela contrôlaient ensemble "plus de 60%" du pétrole mondial.youtube+1
Dans son discours, Trump a vanté ce qu'il a appelé "le plus grand accord pétrolier de l'histoire", en référence à l'accord signé en août accordant à une société dirigée par les États-Unis, North American Blue Energy Partners, des concessions de 100 ans sur 17 champs pétroliers vénézuéliens contenant des réserves prouvées d'environ 65 milliards de barils. "Aux vainqueurs les dépouilles", a déclaré Trump aux dirigeants mondiaux.whitehouse+3
La fiche d'information de la Maison Blanche publiée en août décrivait l'accord comme garantissant le "contrôle majoritaire des États-Unis" sur ces réserves. Selon les termes, le Bureau du capital stratégique du Pentagone a reçu une participation de 35% dans la société mère de NABEP, et le département d'État détient le droit d'acheter 20% de la production au prix coûtant. Le Venezuela devrait recevoir 200 milliards de dollars en redevances et en taxes au cours des 25 premières années.aa+1
Une divergence sur la durée de l'accord reste non résolue. Alors que le gouvernement de Rodríguez l'avait précédemment décrit comme un accord de 25 ans, la Maison Blanche insiste sur le fait que les concessions courent sur 100 ans.aa
Rodríguez a déclaré que les deux dirigeants avaient discuté de "l'avancement d'un programme de coopération dans des domaines stratégiques tels que l'énergie, l'exploitation minière et la sécurité". La réunion a marqué la première entre un président américain et un dirigeant vénézuélien depuis plus de onze ans, selon MercoPress.mercopress+1
Rodríguez, qui a été vice-présidente de Maduro avant sa capture, a été sanctionnée par les États-Unis en 2018. Ces sanctions ont été levées en avril. Elle a prêté serment en tant que présidente par intérim devant l'Assemblée nationale du Venezuela quelques jours après l'opération Absolute Resolve, le raid militaire du 3 janvier 2026 qui a permis de capturer Maduro dans son complexe fortifié de Caracas.bbc+2
La chaleur diplomatique entre Washington et le gouvernement de Rodríguez a suscité des interrogations. La dirigeante de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, s'est vu interdire à plusieurs reprises de rentrer dans le pays. Rodríguez doit s'adresser à l'Assemblée générale le jeudi 24 septembre, où le programme officiel de l'ONU l'inscrit en tant que chef d'État.bbc+1