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ABC News+1The Business Standard+1조선일보+1Le président Trump a formellement approuvé un accord de coopération nucléaire civile de 30 ans avec l'Arabie saoudite qui pourrait à terme permettre au royaume d'enrichir de l'uranium sur son propre sol, selon plusieurs responsables américains. L'accord, d'une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars, devrait être officiellement annoncé mercredi puis soumis au Congrès pour un examen de 90 jours.ABC News+4
L'accord, dit accord 123 au titre de la loi sur l'énergie atomique, vise à donner aux entreprises américaines un rôle central dans la construction de l'infrastructure nucléaire de l'Arabie saoudite tout en écartant les concurrents de Russie, de Chine et d'ailleurs. Selon ses termes, une étude de faisabilité conjointe de deux ans entre les États-Unis et l'Arabie saoudite déterminera si l'enrichissement d'uranium sur le territoire saoudien est commercialement viable. Si l'étude conclut que l'enrichissement national est justifié, des entreprises américaines construiront des installations d'enrichissement assorties de mesures de sécurité, les technologies sensibles étant exclues de tout transfert. Dans le cas contraire, il sera interdit à l'Arabie saoudite de poursuivre l'enrichissement de manière indépendante ou avec d'autres pays au cours de la prochaine décennie.The National+3
The Wall Street Journal News Corp a été le premier à rapporter l'approbation de l'accord par Trump mardi soir. Les ministres de l'Énergie des deux pays devraient le signer dès mercredi.Political Wire+2
L'accord suscite des critiques de la part des experts en non-prolifération et des élus démocrates car il omet deux dispositions longtemps considérées comme essentielles dans les accords de coopération nucléaire américains. Il n'inclut pas la règle dite du « standard d'or », à savoir l'interdiction pour le pays partenaire d'enrichir de l'uranium ou de retraiter le combustible usé, des garanties qui figuraient pourtant dans un accord similaire conclu par les États-Unis avec les Émirats arabes unis. Il ne comporte pas non plus le protocole additionnel de l'AIEA, qui accorde au gendarme nucléaire de l'ONU de larges pouvoirs pour mener des inspections inopinées sur des sites non déclarés.The Business Standard+3
Au lieu de cela, l'accord repose sur un cadre de garanties bilatérales géré par les deux pays eux-mêmes plutôt que par l'AIEA. Reuters Thomson Reuters Corporation a rapporté que le pacte offre un cadre juridique pour la coopération sur le cycle du combustible nucléaire, y compris l'enrichissement, mais n'oblige pas Washington à transférer les technologies associées.ST+1
Ces omissions risquent d'inquiéter les alliés des États-Unis dans la région, notamment Israël. Les sénateurs Edward Markey et Jeff Merkley ont introduit plus tôt cette année un projet de loi qui exigerait que tout accord de coopération nucléaire avec l'Arabie saoudite reçoive le vote favorable du Congrès avant de prendre effet.Merkley+1
En vertu de la loi fédérale, le Congrès disposera de 90 jours pour examiner l'accord une fois qu'il lui aura été formellement soumis. Les législateurs pourraient tenter de le bloquer par une résolution conjointe de désapprobation, mais passer outre un veto présidentiel nécessiterait une majorité des deux tiers dans les deux chambres, un seuil jugé peu probable en raison du contrôle républicain du Congrès. Le représentant John Garamendi, démocrate de Californie, a qualifié l'accord de « très mauvaise politique » lors d'une intervention sur CNN mardi.youtube+3