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oedigital+1hamerintel+1oedigitalLa production de pétrole brut de la Russie est entrée dans une nouvelle phase de déclin alors que les attaques de drones ukrainiens contre les infrastructures d'exportation et le durcissement des sanctions occidentales aggravent les défis de production à long terme, selon une prévision révisée de Rystad Energy publiée cette semaine.
Le cabinet de recherche énergétique s'attend désormais à ce que la production russe de brut atteigne une moyenne de 8,95 millions de barils par jour en 2026, soit une révision à la baisse de 90 000 b/j par rapport à son estimation précédente, avant de tomber à environ 8,6 millions de b/j en 2027. Cette révision reflète ce que Rystad a décrit comme « l'impact continu des nouvelles perturbations dans les terminaux d'exportation de l'ouest de la Russie et les risques croissants pour les exportations maritimes ».rystadenergy+1
Ces prévisions interviennent alors que les perturbations au port de Novorossiysk, le plus grand hub d'exportation de brut de la Russie, se sont intensifiées. Le 12 août, une attaque majeure de drones et de missiles ukrainiens, ayant duré neuf heures, a frappé le port, entraînant une suspension des opérations, apparemment jusqu'au 23 août. Reuters a rapporté que deux des plus grands terminaux céréaliers russes du port ont cessé leurs activités à la suite des frappes nocturnes.reuters+2
Le terminal pétrolier de Sheskharis à Novorossiysk, qui traite environ 2,2 millions de barils par jour d'exportations de brut, soit environ 2 % de l'offre mondiale, est une cible récurrente des attaques ukrainiennes depuis fin 2025. Cette dernière perturbation a exercé une pression à la hausse sur les prix du pétrole vendredi, le brut Brent clôturant à 88,52 dollars le baril, en hausse de 1,45 dollar sur la journée, selon Reuters.globalbankingandfinance+2
Rystad estime la capacité de production de réserve de la Russie à environ 620 000 b/j en 2026, augmentant modestement à 700 000 b/j en 2027. Cependant, une grande partie de cette capacité inutilisée est liée à des puits vieillissants à forte teneur en eau, dont la probabilité de revenir aux taux précédents diminue à mesure qu'ils restent fermés. Le cabinet a averti qu'« une partie de la capacité de réserve créée par les récentes réductions de production devrait être définitivement perdue au fil du temps ».oedigital
Un excédent pétrolier mondial projeté en 2027, sous réserve d'une atténuation du conflit au Moyen-Orient, éroderait davantage l'influence de la Russie auprès des acheteurs restants en Chine, en Inde et en Turquie, qui bénéficieraient d'un meilleur accès au brut non sanctionné et exigeraient des remises plus importantes. Le gouvernement russe avait lui-même prévu une production d'environ 10,3 millions de b/j pour 2026, un chiffre désormais bien supérieur aux estimations indépendantes alors que les coûts liés aux sanctions, les défis logistiques et les dommages aux infrastructures continuent de s'accumuler.investing+1