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english.aawsat+1english.aawsatLe quatrième Forum mondial de l'UNESCO sur l'éthique de l'intelligence artificielle s'est ouvert mardi à Riyad, réunissant des ministres et de hauts responsables de plus de 60 pays pour faire face aux défis liés à la gouvernance d'une technologie dont même les créateurs avertissent qu'elle pourrait progresser plus vite que ce que le monde peut gérer.
L'Arabie saoudite, l'UNESCO et le Centre international pour la recherche et l'éthique de l'IA (ICAIRE) ont publié une déclaration commune à l'issue d'une réunion ministérielle à huis clos, appelant à une coopération internationale renforcée pour garantir que le développement de l'IA favorise "le bien-être humain, le développement durable et le bien public". Le forum, qui se poursuit jusqu'au 17 septembre, est co-organisé par l'Autorité saoudienne des données et de l'IA (SDAIA) en partenariat avec l'UNESCO et l'ICAIRE.english.aawsat+2
Le président de la SDAIA, Abdullah bin Sharaf Alghamdi, a donné le ton du rassemblement en exhortant les délégués à dépasser la simple rhétorique. "Nous devons travailler ensemble, transformer les principes partagés en actions et rendre la gouvernance de l'IA inclusive, responsable et centrée sur l'humain", a-t-il déclaré. Alghamdi a noté que l'accueil du forum par l'Arabie saoudite s'inscrit dans ce que le Royaume a désigné comme l'Année de l'intelligence artificielle, soulignant la création de l'ICAIRE en 2022 et le lancement de principes nationaux d'éthique de l'IA comme preuves de son engagement.arabnews+2
La directrice générale adjointe de l'UNESCO, Åsa Regnér, a reconnu l'urgence de la situation, affirmant que les gouvernements "peinent à suivre le rythme" des avancées de l'IA. Elle a noté que 109 États membres de l'UNESCO ont commencé à mettre en œuvre la Recommandation sur l'éthique de l'IA de 2021, un processus déjà en cours dans 78 d'entre eux. Regnér a également souligné la persistance des inégalités entre les genres, notant que les femmes ne représentent que 26 pour cent des employés dans les domaines des données et de l'IA malgré d'excellents résultats académiques.arabnews+1
La déclaration ministérielle a mis l'accent sur les besoins des pays en développement, en particulier en Afrique, appelant à des actions pour réduire les écarts en matière d'infrastructure, d'expertise et de capacité institutionnelle. Le ministre ghanéen de la Communication, de la Technologie numérique et de l'Innovation, Samuel Nartey George, a plaidé pour une approche spécifiquement africaine, annonçant que le Ghana consacrerait 250 millions de dollars sur deux ans à une infrastructure informatique d'IA destinée à servir de hub régional pour l'Afrique de l'Ouest.madhyamamonline+2
"Nous ne construisons pas pour le Ghana. Le Ghana ne compte que 35 millions d'habitants. Nous construisons cette infrastructure avec l'idée de l'Afrique comme continent", a déclaré George.adomonline
Le rassemblement de Riyad se déroule dans un contexte d'inquiétude croissante au sein même de l'industrie de l'IA. Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, a proposé ce week-end de ralentir le rythme du développement de l'IA de pointe, obtenant un rare soutien public du PDG d'OpenAI, Sam Altman, du chef de Google DeepMind , Demis Hassabis, et du propriétaire de xAI, Elon Musk. Parallèlement, plusieurs chercheurs en IA ont publiquement mis en garde contre des risques existentiels, et l'ancien ingénieur de Google DeepMind, Bilal Chughtai, a écrit sur X que "nous pourrions manquer de temps" pour éviter des résultats catastrophiques.english.aawsat+2
Regnér a présenté le forum comme un pont entre l'ambition et la mise en œuvre. "Riyad vise à transformer cette ambition partagée en pratique", a-t-elle déclaré.arabnews