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bloomberg.com+1.bloomberg.com+1.reuters.com+1.Le président paraguayen Santiago Peña a démissionné ce jeudi 5 novembre, selon Bloomberg, qui cite le média local ABC. Cette annonce intervient alors que les législateurs entamaient un débat sur sa destitution suite à l'effondrement de la banque Ueno, un établissement lié à son gouvernement. Aucune déclaration officielle de la présidence n'avait été publiée au moment du rapport. La veille, le bureau de Peña avait démenti "catégoriquement" les rumeurs d'une démission imminentebloomberg.com+1.
Si la démission est confirmée, elle mettra fin à une crise qui a fait chuter Peña en quelques jours. Les régulateurs ont saisi Ueno mardi, gelant les économies de millions de Paraguayens, dont des retraités, dans un pays où environ une personne sur trois possédait des dépôts dans cette banque, rapporte Bloombergbloomberg.com.
Le soutien à la procédure de destitution s'est intensifié jeudi matin lorsque le président du Congrès, Basilio Nuñez, et le chef du Parti Colorado, Horacio Cartes, ont retiré leur soutien à Peña, rapporte Reuters. Cartes est un ancien président et le mentor politique de Peña. "Nous ne soutiendrons pas le vol des fonds publics, privés et des retraités", a déclaré Cartes dans un communiqué cité par El Mundoelmundo.es+1.
Le bloc de 36 membres du Parti Colorado à la chambre basse a ensuite annoncé qu'il voterait pour la destitution, rendant le vote quasi unanime, selon ABC Color. Natalicio Chase, qui dirige le bloc du parti au Sénat, a également appelé Peña à démissionner et a déclaré qu'il soutiendrait la destitution dans le cas contraire, rapporte ABC Colorabc.com.py+1.
Trente-cinq législateurs ont signé les articles de destitution à la chambre basse de 80 sièges. Ils accusent Peña de conflits d'intérêts, de détournement de fonds de pension et de dissimulations institutionnelles. Peña détenait des parts dans le groupe qui contrôlait Ueno jusqu'à l'année dernière, selon Reutersreuters.com.
Selon la constitution, le vice-président Pedro Alliana prendrait le relais si Peña quitte ses fonctions. Alliana faisait également face à une motion de destitution, note El Mundo, mais la députée de l'opposition Rocío Vallejo a déclaré qu'il n'y avait pas assez de voix pour le destituer. Elle a ajouté qu'une démission mettrait fin à la procédure de destitution et lancerait le processus pour qu'Alliana prenne ses fonctions, rapporte Hoyhoy.com.py+1.
La banque centrale a pris le contrôle d'Ueno après que son ratio de solvabilité soit tombé à 5,56%, soit moins de la moitié du minimum réglementaire de 12%. Les inspecteurs ont découvert que la banque avait accordé des prêts à des entreprises du groupe de son propriétaire, Grupo Vázquez, sans évaluation des risques appropriée, rapporte El Mundo. Le chef de la banque centrale, Carlos Carvallo, qui dirigeait auparavant Ueno, a démissionné mardi à la demande de Peña, et le parquet a ordonné l'arrestation de huit personnes liées à la banque, rapporte Reuterselmundo.es+1.
La banque comptait environ 2,9 millions de clients dans un pays de 6,1 millions d'habitants. Le fonds de garantie des dépôts couvre jusqu'à 228 millions de guaranis par déposant, ce qui, selon la banque centrale, est suffisant pour rembourser intégralement 97% des épargnants, selon El Mundoelmundo.es.