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treasury+1webhosting+1techcrunch+1Le département du Trésor des États-Unis a désigné le 13 juillet un fournisseur de réseau privé virtuel (VPN), son administrateur ukrainien et un vendeur d'outils malveillants biélorusse pour avoir facilité des attaques par rançongiciel contre des hôpitaux, des écoles, des entreprises et des gouvernements locaux américains, marquant la première fois que l'OFAC sanctionne officiellement un service VPN pour avoir facilité la cybercriminalité. Cette action a involontairement déclenché une panne mondiale du domaine de liens courts t.me de Telegram.
L'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor a désigné First VPN Service (1VPNS), son administrateur âgé de 45 ans Dmytro Rashevskyi, et Yegeniy Vladimirovich Silayev en vertu du décret exécutif 13694, tel qu'amendé, pour avoir aidé matériellement des activités cybernétiques dirigées contre des personnes américaines. Le département d'État a déclaré que les acteurs désignés « ont fourni aux groupes de rançongiciels des outils pour dissimuler leur identité, masquer des logiciels malveillants et échapper à la détection, permettant ainsi des attaques qui ont causé des milliards de dollars de pertes aux fournisseurs d'infrastructures critiques des États-Unis ».treasury+1
Le Trésor a allégué que Rashevskyi avait utilisé de fausses identités pour obtenir l'infrastructure du service, tandis que Silayev vendait des logiciels de chiffrement, des outils qui déguisent les rançongiciels en logiciels légitimes pour contourner les systèmes de sécurité. Le traçage de la blockchain a lié les paiements de groupes de rançongiciels, notamment Anubis, Qilin et Sinobi Group, à FirstVPN, selon TRM Labs. L'action a été coordonnée avec le Royaume-Uni.trmlabs+3
Ces sanctions font suite à l'opération Saffron, un effort conjoint d'application de la loi mené par la France et les Pays-Bas avec le soutien d'Europol, d'Eurojust et du FBI, qui a démantelé 1VPNS entre le 19 et le 20 mai, arrêtant un administrateur présumé et saisissant 33 serveurs.cybernews+2
Quelques heures après la publication des sanctions, le domaine t.me de Telegram a cessé de fonctionner dans le monde entier après que le registre .me — un domaine de premier niveau national pour le Monténégro administré par des entreprises américaines — l'a placé sous le statut « serverHold », le supprimant du DNS mondial. Cette suspension a coupé l'accès à tous les liens d'invitation, de groupe, de canal et de bot partagés via t.me, affectant le milliard d'utilisateurs de Telegram, bien que l'application de messagerie elle-même ait continué à fonctionner.hackread+1
L'opérateur du registre .me a confirmé avoir suspendu le domaine « en raison des exigences de conformité de l'OFAC ». TechCrunch a rapporté le 14 juillet que le domaine avait été rétabli après environ une journée hors ligne. Le lien entre une action de sanction contre les rançongiciels et le domaine de liens courts de Telegram reste flou, bien que certains observateurs aient noté que des entités sanctionnées pourraient avoir utilisé des liens t.me dans leurs opérations.webhosting+3
Cette désignation représente une escalade dans la stratégie du gouvernement américain visant à cibler les facilitateurs de rançongiciels plutôt que les seuls groupes criminels. En sanctionnant les fournisseurs d'infrastructures, le Trésor vise à perturber l'écosystème qui permet aux opérateurs de rançongiciels d'anonymiser leurs activités et d'échapper aux forces de l'ordre. Tous les biens et intérêts des parties désignées aux États-Unis ou en possession de personnes américaines sont désormais bloqués.trmlabs+1