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straitstimes+1thehindubusinessline+1reuters+1Les entreprises de toute la région du Golfe commencent à publier leurs résultats du deuxième trimestre cette semaine, offrant aux investisseurs l'image la plus claire à ce jour de la manière dont la guerre de quatre mois avec l'Iran a remodelé l'économie de la région, alors même que de nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran menacent de faire échouer le fragile accord de paix signé en juin.
Les banques et les sociétés immobilières sont les plus exposées aux retombées du conflit, les banques du Golfe devant enregistrer des baisses de bénéfices à un chiffre au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, selon Elena Sanchez-Cabezudo, responsable de la recherche sur les actions financières chez EFG Hermes. La baisse des revenus de commissions liés à un financement commercial plus faible et la réduction des dépenses par carte de crédit pour les voyages internationaux figurent parmi les principaux freins. Les télécommunications, en revanche, ont été protégées par des contrats à long terme et une demande relativement rigide.straitstimes+3
Les entreprises énergétiques sont confrontées à des perspectives plus nuancées. La fermeture du détroit d'Ormuz a perturbé l'approvisionnement, mais la hausse des prix a servi de tampon. HSBC a relevé en mai ses prévisions pour le pétrole brut Brent en 2026 à 95 dollars le baril, estimant les prix moyens du deuxième trimestre à 114 dollars. L'Arabie saoudite s'en est mieux sortie que ses voisins en acheminant ses exportations via son oléoduc de la mer Rouge, et envisage maintenant d'augmenter la capacité de cet oléoduc jusqu'à 2 millions de barils par jour, a rapporté Reuters. Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït, plus dépendants du détroit, sont confrontés à des contractions plus marquées, le PIB du Qatar ayant chuté d'environ 16 % d'un trimestre à l'autre et celui du Koweït d'environ 12 %, selon Moody's Analytics.thestandard+3
La saison des résultats arrive dans un contexte de recrudescence des tensions. Mercredi, le commandement central américain a déclaré avoir frappé environ 90 cibles militaires iraniennes après que l'Iran a attaqué trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, provoquant des frappes de représailles iraniennes contre le Koweït et Bahreïn. Le président Trump a déclaré lors du sommet de l'OTAN à Ankara que le cessez-le-feu était "terminé", tout en ajoutant que les négociations se poursuivraient.nytimes+2
Les dernières hostilités ont renforcé la prime de risque géopolitique sur les actifs du Golfe, dont les analystes avaient prévenu qu'elle persisterait même après que le protocole d'accord de juin ait mis fin aux combats. Les exportations de brut de l'Arabie saoudite avaient commencé à se normaliser, approchant les niveaux d'avant-guerre de 6,3 millions de barils par jour début juillet, selon les données de suivi des pétroliers de Bloomberg. La pérennité de cette reprise dépend désormais de la suite des événements entre Washington et Téhéran.bloomberg+1